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Chute catastrophique de la biodiversité

/ Amérique du sud

Le fonds mondial pour la nature (WWF) lance un nouveau pavé dans la mare en dévoilant son Rapport planète vivante 2010. Entre 1970 et 2007, les populations d’espèces animales d’Amérique du Sud et des Caraïbes ont diminué de 55 %. Une perte imputée aux changements généralisés de l’utilisation des terres et à l’industrialisation croissante que connaît la région.

Rapport sur la Biodiversité 2010, WWF

Publié tous les deux ans, le Rapport Planète Vivante (Living Planet Report – LPR) dresse un bilan de santé complet des écosystèmes à travers le monde, en s’intéressant à la fois à la biodiversité et à l’empreinte écologique.

Grâce à une collaboration avec la Société Zoologique de Londres et le Réseau Empreinte Écologique Globale (Global Footprint), 7 953 populations animales appartenant à 2 544 espèces d’oiseaux, de mammifères, d’amphibiens, de reptiles et de poissons ont été recensées. Ces travaux permettent de calculer l’Indice Planète Vivante (IPV) pour chaque région du globe. Au niveau mondial, la perte de biodiversité mesurée par l’IPV est estimée à 30%, tandis que ce chiffre grimpe à 55% pour l’Amérique latine. Seule la zone indopacifique (qui comprend entre autres la Chine, l’Inde, le Japon et l’Australie) fait pire, avec une chute de 66% de l’IPV.

La croissance économique des pays d’Amérique latine s’accompagne d’un développement industriel important et d’un abandon des modes de cultures traditionnelles, qui cèdent la place à l’agriculture intensive. Ces phénomènes exercent une pression sans précédent sur les écosystèmes et expliquent en partie le recul de l’IPV dans la région. On assiste également à une diminution catastrophique du nombre d’amphibiens, souvent provoquée par la propagation de maladies mycosiques, tandis que la déforestation continue : la jungle amazonienne perd en moyenne 0,5% de sa surface tous les ans. Entre 2000 et 2005, 3 à 4 millions d’hectares ont disparu chaque année.

Alors qu’une légère amélioration est notée dans les régions au climat tempéré, les zones tropicales montrent un net recul de la biodiversité, avec une chute de 50% de l’IPV pour les animaux terrestres et de 60% pour les animaux marins.

Autre constat alarmant, l’Empreinte écologique globale a plus que doublée entre 1970 et 2007. Les Émirats Arabes Unis, le Qatar, le Danemark, la Belgique et les États-Unis occupent la première place.

Pour James P. Leape, directeur général de WWF International, le Rapport Planète Vivante 2010 montre clairement que les pays riches consomment plus que ce que la terre peut produire et doivent impérativement réduire leur Empreinte écologique, notamment leur dépendance aux combustibles fossiles. Il encourage les économies émergentes à rechercher un nouveau modèle de croissance qui permette de continuer à améliorer le bien-être de leurs citoyens tout en restant dans les limites de la planète.

eltiempo.com

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