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Un plan de développement durable pour les régions voisines de l’usine de Belo Monte

C’est vendredi 22 octobre qu’a été officiellement adopté le décret fédéral qui entérine une série d’actions proposées par la société civile locale composée des leaders indigènes et religieux, agriculteurs, commerçants, scientifiques et ONG. Ces mesures visent à atténuer les impacts causés par la construction de la méga-usine hydroélectrique de Belo Monte, en plein cœur de l’Amazonie.

Cité de Belo Monte, Amazonie, Brésil

Les principales actions tournent autour des thèmes de la régularisation des terres, de l’insertion sociale et du développement économique. L’intention est de concilier croissance économique et usage durable des ressources naturelles. Le décret valide également la création d’un comité de gestion et de contrôle.

Le budget de 500 millions de Reais (plus de 200 millions d’euros) avait déjà été comptabilisé lors de l’appel d’offre de la construction de l’usine de Belo Monte, remporté par le Consortium Norte Energia. Il s’inscrit dans une enveloppe totale de 1,5 milliards de Reais définie par l’Ibama (Institut Brésilien de l’Environnement et des Ressources Naturelles Renouvelables) comme compensation aux impacts environnementaux et sociaux engendrés par l’ouvrage. En outre, l’État investira 500 millions de Reais supplémentaires afin d’installer plus de 20 000 relais d’électricité dans les régions limitrophes du barrage.

Pour le Président du Consortium Belo Monte et Maire de Anapu, ce plan répond à la demande de la population locale, qui est favorable à la construction de l’usine, à condition de respecter l’environnement et de réparer les dommages causés. Pour toutes les personnes favorables à l’ouvrage de Belo Monte, l’adoption du décret prouve que ce projet, indispensable au développement du pays, a été conduit avec sérieux et respect des engagements, et abordé de façon innovante par rapport aux projets passés.

Mais ce plan ne réussit pas à apaiser les critiques des opposants qui continuent de souligner les sérieux risques que le projet fait courir à la région dans les prochaines années. Ils insistent notamment sur le fait que les conditions de vie des ethnies Arara, Juruna et Xikirin, qui représentent 100 000 indigènes, seront profondément affectées par l’usine.

ecodesenvolvimento.org.br

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