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se noie par le réchauffement climatique

/ Océanie

Les petites îles du Pacifique, dont Kiribati, qui accueille le Forum de Vulnérabilité Climatique, font tout ce qu’elles peuvent pour attirer les regards du reste du monde sur leur détresse.

Ce forum a vu le jour en 2009 aux Maldives pour rassembler les états susceptibles de souffrir du réchauffement climatique, et 19 nations se sont jointes au forum 2010 ayant lieu à Kiribati. De ceci est née la Déclaration d’Ambo, qui est présentée à la conférence de Cancun.

Le contenu de la déclaration sur le site du changement climatique est disponible sur climate.gov.ki. Elle souligne la nécessité d’agir rapidement et de financer le sauvetage de l’archipel lors du sommet au Mexique.

Le texte est plutôt faible, les participants ayant passé plus de temps à chercher les terrains d’entente que le débat sur les points de désaccord. Toute clause même à peine marginale devient très difficile à gérer, car il est très délicat de tenter d’uniformiser une question comme les émissions de gaz à effet de serre sans empiéter sur la souveraineté d’un pays.

Et pourtant ces pays ont désespérément besoin d’un document international légal qui les engage dans le combat contre les gaz à effet de serre, mais ce n’est possible qu’avec le soutien des pays les plus coupables de ces émissions. Et si l’on est réaliste, c’est un combat de plusieurs décennies, qui a déjà été rejeté l’année dernière au Mexique au profit des accords de Copenhague.

Le Président de la conférence, Anote Tong, de Kiribati, s’est exprimé dans une interview pour une radio australienne avant la conférence. Il a fait part de son espoir de faire comprendre aux pays non concernés les risques que ces petits pays encourent, défi bien difficile car pour ceux qui ne craignent rien, la montée du niveau de la mer n’est que de quelques petits centimètres, mais pour Kiribati et ses voisins, il en va de leur survie.

Le problème est que les habitants de Kiribati, jusqu’à présent forcés à se replier dans les terres, n’ont maintenant plus de terrain de secours. D’un jet de pierre, vous atteignez l’autre côté de l’île, il ne reste presque plus rien.

Le Président préfère aussi rejeter la notion de réfugiés climatiques, pour se concentrer sur les moyens de se parer à toute éventualité, y compris la relocalisation, certes, mais cela requiert un plan à long terme bien pensé et établi. Puisqu’on sait que cela va se produire et qu’on a le temps de se préparer, il n’y a aucune raison pour ne pas commencer maintenant. C’est la capacité d’adaptation à son maximum. Mais si nous laissons la température moyenne mondiale monter de plus de 1,5 degré, nous aurons l’obligation d’apporter les moyens de toute relocalisation devenue nécessaire.

nzherald.co.nz

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