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La moitié du pays sous contrôle… de biodiversité

/ Amérique du sud

Afin d’assurer le bon fonctionnement des corridors biologiques, milieux essentiels à la migration des espèces, le Costa-Rica procède à un contrôle de près de 43% de son territoire national, soit environ 22 000 kilomètres carrés. Une initiative d’une ampleur sans précédent qui cherche à préserver l’incroyable biodiversité de cette région.

© Eric Gevaert

Coordonnée par le Centre Agronomique Tropical de Recherche et d’Enseignement (CATIE), cette étude fera le point sur le niveau d’adaptation des espèces au changement climatique. Lindsay Canet dirige le programme de recherche et de gestion des corridors biologiques du CATIE et explique que ces travaux permettront de connaître les nouveaux habitats des espèces et d’assurer leur libre migration d’une région à une autre.

Les changements de température observés un peu partout sur la planète obligent de nombreuses espèces à se déplacer, c’est pourquoi la présence de couloirs naturels est plus que jamais indispensable afin d’assurer la communication entre différents milieux.

La spécialiste estime qu’une telle vérification est nécessaire tous les deux ou trois ans et que seule une participation active des habitants des zones concernées permet de la mener à bien. En 2007, au cours de travaux similaires, seuls 24 des 43 corridors biologiques du pays ont pu être étudiés, en raison d’un manque d’implication sociale. Pour Lindsay Canet, il est nécessaire que les habitants prennent conscience de l’importance de ces milieux et apprennent à les observer, car plusieurs d’entre eux traversent des zones urbanisées.

Des mécanismes de contrôle des corridors biologiques existent également au Guatemala, au Salvador et au Honduras, mais le Costa Rica est le premier à mettre simultanément à contribution les entreprises, les institutions et les habitants eux-mêmes.

Le 14ème congrès de la Société Mésoaméricaine de Biologie et de Conservation (SMBC), qui s’est tenu ce mois ci à San José (capitale du Costa Rica), a été l’occasion pour les experts centraméricains d’aborder le problème de la méthodologie de ce genre de travaux.

L’extrême richesse des écosystèmes d’Amérique Centrale et leur vulnérabilité face aux effets du réchauffement de la planète rendent incontournable ce type d’observation : le Costa Rica abrite à lui seul 4,5 % de la biodiversité mondiale.

efeverde.com

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