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Une femme lance une campagne contre l’esclavage moderne

/ Océanie

Depuis un petit cottage près de la mer, Jude Mannion lance une campagne mondiale pour arrêter les revendeurs d’immigrants issus de pays pauvres qui finissent esclaves modernes en croyant acheter l’espoir d’une vie meilleure.

© Feng Yu

Ancienne cadre chez Kellogg’s et maintenant à la tête d’une organisation caritative, Robin Hood Foundation, Mme Mannion, aimerait que chaque employeur paye 10 dollars par employé pour les libérer de leur ordinateur le 10 décembre pour la journée des Droits de l’Homme.

L’argent ainsi récolté sera versé à un projet des Nations Unies à Bangkok sur le trafic humain qui s’efforce de libérer les immigrants asservis et de poursuivre les gens qui vivent de ce commerce.

La Fondation Robin Hood a vu le jour il y a 8 ans pour aider les œuvres caritatives locales, et maintenant Mme Mannion souhaite passer à l’échelle mondiale. Elle part s’installer à Hong Kong pour obtenir des dons de compagnies plus grandes pour des objectifs plus élevés.

La lutte contre l’esclavage moderne est une cause encore largement méconnue des pays développés.

Aucun néo-zélandais ne pourrait croire qu’un enfant peut être vendu pour 150 dollars américains. Mme Mannion ne l’a elle-même appris qu’au hasard d’un trajet en taxi à Bangkok, à la radio.

Elle a alors décidé d’aider une association thaïlandaise qui offre une éducation aux jeunes filles pour les sauver de la prostitution, en collectant des fonds pendant 5 ans.

Cette année, pour coordonner un mouvement mondial, elle s’est adressée directement au gouvernement néo-zélandais, qui l’a mise en contact avec un fonds américain qui essaye de gérer les différentes agences de lutte contre l’esclavage en Asie du Sud-Est.

Bien que loin de l’esclavage du 18ème siècle, les immigrants sont à la merci de leurs acheteurs par les menaces, les dettes ou l’intimidation. Les jeunes filles finissent dans des maisons closes où l’argent qu’elles rapportent leur est confisqué ; les garçons dans des usines où ils payent pour leur lit un prix plus élevé que leur salaire, et ainsi de suite… personne ne s’en sort.

L’espoir est donc de récolter 2,5 millions de dollars américains et de motiver les bonnes actions, par exemple des avocats qui donneraient de leur temps libre pour arrêter les trafiquants. Cependant, personne n’est dupe, d’autres trafiquants viendront prendre leur place, mais petit à petit, chaque geste peut améliorer certaines choses.

On estime à 27 millions le nombre d’esclaves aujourd’hui, essentiellement en Inde et en Afrique

Source – freetheslaves.net

nzherald.co.nz

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