Augmentation bien réelle des catastrophes naturelles en Amérique Latine

Incendies, vagues de chaleur, cyclones… Un rapport divulgué par deux agences des Nations Unies révèle que le nombre de latino-américains affectés par des phénomènes climatiques extrêmes …

Par GVadmin Publié le 16 décembre 2010 à 10 h 11

Incendies, vagues de chaleur, cyclones… Un rapport divulgué par deux agences des Nations Unies révèle que le nombre de latino-américains affectés par des phénomènes climatiques extrêmes a été multiplié par huit au cours des 30 dernières années.

© Arvydas Kniuk¡ta

Plus de 40 millions de personnes ont été victimes de catastrophes naturelles au cours de la dernière décennie dans la région, contre 5 millions entre 1970 et 1980 : telle est la conclusion du rapport publié par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et par la Commission Économique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL) lors du sommet sur le climat de Cancún.

Selon cette étude, l’augmentation constatée est à la fois la conséquence de l’accroissement de la population dans la région (l’expansion des bidonvilles notamment) et de la vulnérabilité croissante des zones côtières face à ces événements.

Le nombre de tempêtes répertoriées entre 2000 et 2009 est 12 fois supérieur à celui enregistré entre 1970 et 1979, tandis que les inondations ont été multipliées par quatre au cours de la même période. Les coûts estimés des dégâts pour l’Amérique latine se montent à plus de 40 milliards de dollars pour la dernière décennie.

Les ouragans sont sans conteste les phénomènes météorologiques les plus destructeurs auxquels sont confrontés les habitants d’Amérique centrale et ceux-ci n’échappent pas à la règle : on en comptait 9 dans les années 80, 15 dans les années 90, et leur nombre est monté à 36 entre 2000 et 2009.

Luis Miguel Galindo, chercheur à la CEPAL, signale une corrélation (non linéaire) entre l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, l’élévation de la température, l’intensité des ouragans et la hausse du niveau des mers.

Pour l’Amérique centrale, les experts  prévoient une réduction des précipitations, entraînant une augmentation des épisodes de sécheresse ainsi qu’une montée en puissance des tempêtes tropicales. Le Mexique devra quant à lui faire face à une élévation des températures et à des vagues de chaleur plus fréquentes.

Le rapport pronostique également la poursuite de la fonte des glaciers de la cordillère des Andes en Colombie, en Équateur, au Pérou, en Bolivie, au Chili et en Argentine, tandis que les pays du littoral pacifique verront les précipitations augmenter.

Plus préoccupant encore, les scientifiques estiment que ces modifications auront des conséquences négatives sur la pêche au Pérou et au Chili, et que la diminution des précipitations entrainera une baisse des rendements agricoles dans diverses régions du continent.

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