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Vers un Dakar plus vert?

/ Amérique du sud

Pour son édition 2011, la célèbre course automobile tentera de s’attirer les grâces des écologistes à travers plusieurs initiatives en faveur de l’environnement, telles que l’utilisation de panneaux solaires et d’assiettes fabriquées à partir de résidus de canne a sucre, ainsi que le recyclage des déchets. Pas sûr que cela soit suffisant…


Pour la 3ème année consécutive, le Dakar aura lieu en Amérique du Sud du 1er au 16 janvier. Comme lors des éditions précédentes, le rallye traversera l’Argentine et le Chili. Si l’événement a été globalement bien accueilli par les habitants de ces deux pays, il a cependant déclenché la colère de nombreuses associations écologistes, qui s’inquiètent de ses conséquences sur les écosystèmes fragiles du désert et de la cordillère des Andes.

En Argentine, la quasi-totalité des provinces traversées réclament une meilleure évaluation de l’impact environnemental du Dakar, et la garantie que toutes les mesures seront prises afin de minimiser les dégradations occasionnées.

De son côté, à travers la fondation Imagen de Chile, le Chili s’efforce de démontrer que la préservation de l’environnement sera au cœur de l’organisation de l’édition 2011. Pour le pilote chilien Carlo de Garvado, ambassadeur de cette initiative,

il y a une partie de la pollution qui est inévitable, mais nous pouvons contrôler tout le reste […], le désert n’est pas une poubelle.

Le défi est de taille. Chaque jour, le Dakar implique le déplacement de 2 000 personnes (pilotes et équipes techniques, ainsi que 200 journalistes). L’événement attire en plus quelque 10 000 spectateurs autour de chaque campement.

Les membres de la caravane du Dakar utilisent au total plus de 100 000 assiettes tout au long du parcours, soit près d’une tonne de plastique. L’entreprise internationale Sodexo propose une alternative grâce à la mise au point d’assiettes fabriquées à partir de résidus de canne à sucre, dont la dégradation s’effectue naturellement en quelques mois. Selon Carlos Urrutia, directeur de communication de Sodexo, leur fabrication ne nécessite que 10% de l’énergie utilisée pour des assiettes en plastique, et génère moitié moins de dioxyde de carbone.

L’ACERA, l’Association Chilienne des Énergies Renouvelables, a pour sa part annoncé qu’elle fournirait 16 panneaux solaires pour l’alimentation électrique du dôme du Chili, un pavillon destiné à la promotion du tourisme national qui suit la caravane du Dakar.

Enfin, 100 étudiants bénévoles de l’université Santo Tomás seront chargés d’assurer le tri et le recyclage des déchets générés par les 10 000 spectateurs que la course attirera dans chaque ville traversée par le rallye. Ils feront appel pour cela à des travailleurs locaux justifiant de faibles revenus.

Amaury Sport Organisation, l’entreprise française chargée d’organiser le Dakar, annonce que l’utilisation des assiettes écologiques permettra d’éviter l’émission de 500 kilos de CO2, mais se garde bien de fournir des chiffres concernant l’empreinte carbone totale de l’événement.

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