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Non à la mousse dans les crèches de Noël !

Equateur / / Amérique du sud

En stockant l’eau et en empêchant l’érosion des sols, les mousses jouent un rôle fondamental dans le développement des forêts de nuages. Leur récolte est désormais interdite, et les spécialistes recommandent de les remplacer par des espèces de lichens.

Depuis toujours, la mousse est un élément très prisé pour la construction des crèches. Pour satisfaire une demande croissante, un véritable marché se met en place tous les ans lors des fêtes de fins d’année, avec des conséquences désastreuses pour l’environnement.

Comme l’explique Patricio Mena, consultant pour le projet Páramos Andins de la Fondation EcoCiencia, les mousses agissent comme de véritables éponges naturelles, capables d’absorber l’eau et de la restituer peu à peu lorsque cela est nécessaire. Elles forment un maillon indispensable des écosystèmes du páramo (étage de la Cordillère des Andes de haute altitude constitué de végétation rase) et des forêts de nuage (les forêts tropicales humides de haute montagne).

Ces milieux connaissent des précipitations importantes, et la mousse offre une protection contre le ravinement et l’érosion des sols en ralentissant la descente de l’eau. Grâce à leur effet stabilisateur, les mousses permettent également de restaurer les sols dégradés, en offrant la possibilité à d’autres plantes de s’installer et de subsister. Elles régulent l’humidité du sol, et leur présence atténue l’impact des périodes de sécheresse.

Malheureusement, ce sont des organismes fragiles, à la croissance lente. Carolina Jijón, directrice du Jardin Botanique de Quito, souligne que leur commercialisation conduit peu à peu à leur disparition. Elle encourage les personnes qui désirent construire des crèches à utiliser d’autres matériaux, comme l’usnée barbue par exemple, une espèce de lichen qui est désormais cultivée à ces fins. Aussi appelée ‘Barbe de Jupiter’, cette plante forme de longs filaments emmêlés qui pendent aux branches des arbres et elle est très répandue en Amérique du Sud.

Carolina Jijón signale qu’il existe également des mousses artificielles, beaucoup moins salissantes et réutilisables d’une année sur l’autre.

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Derniers commentaires

  1. SANDRINE

    on s en fiche !!!!!!!