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La recette du bonheur

Pacifique / / Océanie

Le Vanuatu vient d’être reconnu comme le pays le plus heureux du monde : ses habitants cultivent leur propre nourriture, construisent leurs maisons et collectent l’eau pour le foyer – et tout cela gratuitement !

Plage tropicale sur l'île d'Efate, Vanuatu © Valery Shanin

Une société rare

La population du Vanuatu est soudée et travaille en groupe, essentiellement parce que cette société mélanésienne est orientée vers la famille et la communauté avant tout, et chaque groupe a conservé une culture qui lui est propre, et parfois même une langue particulière.

Il leur serait impensable d’être confiné dans un atelier sombre et moite comme on en voit en Chine, pour fabriquer des objets à la chaîne au milieu d’émanation de diesel, quand on peut faire un plongeon et rapporter le poisson du dîner, ou bien faire une sieste au soleil.

Jusqu’à présent, le Produit Intérieur Brut était l’indice de référence du bien-être d’un pays, la Chine arrivant dans les premiers, et le Vanuatu presque en fin de liste. L’utilisation du PIB favorise les politiques de progrès matériel rapide, plutôt que l’approche holistique, s’intéressant à la production et à la consommation sans considérer la nécessité des produits, avec la possibilité d’un impact négatif sur la qualité de vie.

Anticiper les retombées du succès

Maintenant, l’index du pays le plus heureux est arrivé, qui mesure les qualités et les avantages de la vie dans la région Pacifique.
Cet indice a été présenté en Nouvelle-Zélande lors de la conférence Sharing Power (Partager le pouvoir) en présence du Ministre du commerce du Vanuatu. Il est actuellement testé par le Bureau national des statistiques pour développer les indicateurs de bien-être dans un contexte mélanésien.

En 2006, la fondation britannique New Economics a publié L’index HappyPlanet : un index de bien-être humain et d’impact environnemental (The HappyPlanet Index: An index of human well-being and environmental impact). Les critères sont la satisfaction du style de vie, l’espérance de vie et l’empreinte écologique, représentant l’efficacité écologique de créer le bien-être dans les contraintes de la consommation équitable et responsable des ressources. Le Vanuatu est arrivé premier de cet étude, le pays le plus heureux du monde en 2006. Cette année, il reprend son titre après l’avoir perdu en 2009, et les retombées positives de ce titre se font déjà sentir sur l’industrie du tourisme.

La conférence Sharing Power rassemble des scientifiques, des économistes et leaders politiques et des environnementalistes pour discuter de la qualité de l’héritage laissée d’une génération à l’autre. Ils s’intéressent aussi aux mesures à prendre pour une meilleure intégration des peuples indigènes et la gestion des ressources bioculturelles pour protéger les droits de la Terre.

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Derniers commentaires

  1. GVadmin

    Les deux indices peuvent sembler en effet similaires. Cependant, les indices de Bonheur Intérieur brut et de Bonheur National Brut se rapportent respectivement au PIB et au PNB d’un pays. Ainsi, ce sont les critères d’évaluation des pays qui changent selon l’indice choisi.
    Il n’existe pas beaucoup de sources web pour que le tout puisse être clairement démontré mais les liens suivants devraient vous éclairer un peu plus. Pour le BIB: http://bit.ly/dsaNAY et pour le BNB: http://bit.ly/4G2w1X