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Les 10 forêts de la Renaissance

Italie / / Europe

En cette année internationale de la forêt, braquons les projecteurs sur l’Italie qui peut se vanter,  contrairement au reste de l’Europe, d’avoir augmenté la superficie de ses forêts de plus de 10% depuis la moitié du siècle dernier.

Salbertrand et sa forêt, Turin, Italie

Il y a  3 raisons à cela :

Avant tout, le fort déclin de la population rurale, qui a conduit à l’abandon de nombreux terrains escarpés, situés en altitude et peu cultivables. Les forêts ont alors peu à peu remplacées les anciens pâturages et les champs abandonnés..

L’arrivée du gaz dans les années 50 a également fortement diminué l’utilisation du bois et des fagots pour l’alimentation des fours et qui constituaient la principale source de consommation du bois. Le pays a également mis en place une politique de protection de l’environnement avec la création de parcs et de réserves naturelles qui a permis d’augmenter le territoire protégé de 0,6% au cours des années 60 à plus de 10% aujourd’hui.

Grâce à ses mesures, l’augmentation de la faune en milieu forestier a été importante. Et des espèces en voie de disparition (cerfs, ours, loups, daims ou sanglier) ont pu retrouver un cadre propice à leur reproduction, notamment dans les Alpes.

Les dix bijoux verts de lItalie

10 forêts emblématiques ont joué un rôle important dans la renaissance végétale du pays. Cette renaissance végétale s’est faite dans dix forêts emblématiques dans lesquelles on croise aujourd’hui un mélange étrange entre l’art, l’histoire, l’homme et l’animal.

Dans le Piémont (nord du pays), la forêt de Salbertrand offre un échantillon complet de la flore alpine. On y trouve sapins, épicéas, mélèzes, bouleaux, frênes parmi lesquels se promènent cerfs, chevreuils et chamois.

Dans la région du Trentin Haut-Adige, la forêt de Paneveggio est célèbre pour ses grands ‘sapins à résonance’ dont les luthiers comme Stradivarius utilisaient le bois pour tailler leurs instruments.

Un peu plus loin, en Veneto, les cerfs et les chevreuils profitent de la vaste forêt de Cansiglio. Son bois est récolté depuis 1400, la République de Venise l’utilisait pour construire sa flotte puissante en Méditerranée.

Au centre du pays, à la frontière entre la Toscane et l’Émilie-Romagne depuis quelques années seulement, les loups sont revenus dans les forêts du Casentino. Ils chassent les cerfs et sangliers parmi les sapins majestueux qui ont servi, à la Renaissance, à la construction des mâts des galères des Médicis ainsi que du Duomo de Florence.

Du côté de la mer Tyrrhénienne, les écosystèmes sont largement préservés et gardent encore tout leur sens historique et leur richesse écologique. Les forêts de pins de San Rossore, près de Pise, ont longtemps été le terrain de chasse réservé des Médicis, des princes de Lorraine et de Savoie. Aujourd’hui, il fait partie du parc régional Migliarino-San Rossore.

Parmi les grandes forêts de hêtres des Apennins conservées dans le Parc National des Abruzzes, la plus ancienne et la plus célèbre est la forêt de Val Cervara. Elle renferme des espèces animales du 16ème siècle.

Le sud du pays n’en est pas moins intéressant. La Foresta Umbra dans les Pouilles, concentre toutes les merveilles d’une antique végétation méditerranéenne. Ses hêtres séculaires y reposent, et, plus près de la mer, des pins d’Alep et un dense maquis d’arbustes à feuilles persistantes sont ancrés.

En Calabre, depuis des siècles, empereurs, monastères, seigneuries et abbayes seigneuriales sont abrités dans la forêt de Sila (anciennement Silva dei Bruzi) où trônent pins silanes, hêtres, aulnes, peupliers et érables monumentaux. Ils constituent l’écosystème forestier le plus vaste et le plus précieux du Sud de l’Italie.

On doit à Ferdinand Ier, et à sa passion pour la chasse aux sangliers, la protection et le développement de la magnifique forêt de Ficuzza près de Corleone en Sicile. 7 000 hectares de chênes, chênes verts, chênes-lièges et frênes sont aujourd’hui protégés au cœur d’une réserve naturelle.

Enfin, les forêts sauvages de chênes verts de Supramonte, en Sardaigne, terminent cette étude des bijoux forestiers les plus célèbres et précieux dont l’Italie peut être fière aujourd’hui.

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