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L’énergie, la clé de l’entente avec la Chine?

USA / / Amérique du nord

Depuis deux ans, les États-Unis redoutent la présence de la Chine à chaque sommet sur le réchauffement climatique, mais celui de Cancún a changé la donne – une alliance semble désormais possible sur le terrain de l’énergie.

© James Steidl

Les négociateurs chinois avaient boudé le président Barack Obama à Copenhague en 2009, et s’étaient plus ou moins retirés des négociations en 2010. Les diplomates américains étaient inquiets à l’ouverture du sommet de Cancún mais la situation semble s’être améliorée.

Les deux pays ont accepté de s’engager dans le même pacte contre les émissions de gaz à effet de serre, qui implique pour la première fois les pays industrialisés et les pays en développement. Cet accord apporte l’espoir que les deux puissances surmontent leurs différences économiques et géopolitiques grâce à l’énergie et au climat. La Secrétaire d’État Hillary Clinton confirme :

Nous devons nous appuyer sur ce progrès pour appliquer les accords sur la transparence, les finances et la technologie des énergies renouvelables.

Si les présidents Hu Jintao et Barack Obama parviennent à s’entendre sur ce terrain lors de leur rencontre cette semaine à Washington malgré un agenda bien rempli, les retombées seront mondiales. Dans le domaine de l’énergie, il semble que la Chine et les États-Unis aient en réalité discrètement commencé les discussions avant l’arrivée de Barack Obama à la présidence, par exemple avec l’inauguration en 2009 du Centre de Recherche en Énergie Renouvelable américano-chinois (U.S.-China Clean Energy Research Center). Ce projet, implanté dans les deux pays, garantit une coopération et un financement sur 5 ans pour des recherches sur le charbon propre et le stockage du carbone, problèmes majeurs communs à la Chine et aux États-Unis.

Malgré tout, le secteur n’est pas épargné par la rivalité économique entre les deux pays. Par exemple, le syndicat américain des métallurgistes a porté plainte contre la Chine pour violation des accords sur le libre-échange. La Chine propose des subventions pour l’export et l’accès à bas prix aux terrains industriels pour inciter à la relocalisation dans leurs frontières. La plainte est toujours en cours et pourrait menacer cette nouvelle entente sur le climat et l’énergie à long terme. Bien que les preuves ne manquent pas pour attester des investissements de la Chine, le gouvernement chinois répond que trop peu de mesures environnementales sont prises aux États-Unis et qu’il leur ait donc possible d’agir à la place du gouvernement américain.

De plus, le marché des énergies renouvelables chinois intéresse les américains, mais les écologistes ont réussi à convaincre en promettant que les mesures sur le climat et les énergies propres créeraient des emplois au niveau national et ne sont donc pas prêts à voir leurs entreprises photovoltaïques partir s’installer en Chine.

En dépit de ces considérations économiques, même la Chine et les États-Unis ne peuvent ignorer la menace du réchauffement climatique. Robert Kapp, ex-président de la Chambre de Commerce Chine-États-Unis le résume ainsi :

Le monde ne peut pas se permettre que l’un ou l’autre de ces deux pays restent sur le banc de touche.

La balle est maintenant dans le camp américain.

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