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Le chauffage au bois est-il un crime contre le climat?

Finlande / / Europe

Peuple de forestiers, grands amateurs de poêles à bois et de saunas, les Finlandais ont été très préoccupés lorsque le chauffage à bois a été déclaré polluant. Une thèse vient d’être publiée qui nuance la question, et explique dans quelles conditions l’usage d’une cheminée ne menace pas l’environnement.

© Denis Rakov

Le chauffage au bois est-il aussi polluant qu’on le dit ? La réponse n’est pas simple. Si le fait de brûler du bois n’augmente pas le taux de CO2 dans l’air; en revanche, les quantités de particules nocives produites sont plus importantes qu’avec les autres sources d’énergie.

D’après le docteur Jarkko Tissari, auteur d’une thèse à l’université de la Finlande Est sur le sujet: des solutions existent pour améliorer la qualité de l’air lorsqu’on utilise le bois pour se chauffer chez soi. En effet, selon lui,

Ce sont les conditions de la combustion qui déterminent le plus les émissions nocives.

Tout d’abord, il faut brûler du bois sec. Il génère bien moins de particules fines et en moindre quantité. Ensuite, choisir un mode  de combustion que l’on puisse maîtriser. Et notamment des inserts et cheminées de nouvelle génération qui, contrairement aux anciennes, n’ont pas de grille de foyer.   D’où une combustion parfaite, sans dégagement de gaz.

D’autres façons existent pour réduire les émissions de la combustion de bois dans les habitations. Il est facile de se procurer des filtres à particules fines, qui peuvent être placés à l’intérieur du conduit d’évacuation. Autre méthode pour contrôler la combustion : équiper la cheminée d’une turbine électrique à cheminée pour forcer le tirage.

D’après des mesures réalisées par l’université finlandaise sur les particules fines et des technologies d’aérosol en laboratoire, les cheminées nouvelles en émettent environ moitié moins que leurs ancêtres traditionnels.

Les pires pollueurs ? Les poêles à sauna de jadis. Comparées aux meilleurs appareils, leurs émissions peuvent être multipliées par vingt. Or pour qu’un poêle soit efficace, il faut que les gaz qui se dégagent aient le temps de s’enflammer dans le poêle. Et le foyer doit avoir une taille suffisante.

Mettre au point des appareils de chauffage au bois performants est vraiment nécessaire

…, insiste Tissari. Mais leur développement est cher.  L’instrument qui mesure les émissions de Co2 coûte environ 50 000 euros, indique le chercheur.

Ceux qui font l’acquisition d’une cheminée de type nouveau doivent faire très attention aux émissions, parce que même ces cheminées-là ne font pas forcément appel à une technologie récente.

Le spécialiste des cheminées fermées Tulikivi propose les technologies dernier cri pour la plupart de ses produits, mais les poêles en céramique sont toujours équipés de grilles à feu traditionnelles.

Comment faire évoluer la situation ? Tulikivi aurait peut être une réponse.

Il faut que la transition vers les cheminées de deuxième génération à faibles émissions soit subventionnée par l’État.

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Derniers commentaires

  1. On a quand meme peu de sauna en france ! 😉
    Mais c’est vrai qu’on a encore trop de cheminee/inserts en fonctionnement qui ont de trop faibles rendements energetiques.
    C’est bien pour cela que les credits d’impots ne concernent que les poele a bois et poeles granules dont le rendement depasse 70%

    Bref le bois energie n’est pas une solution miracle, il y a de bons et de mauvais usages, comme partout.