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Dératisation des Galápagos

Equateur / / Amérique du sud

Infestées par les rats, les îles du célèbre archipel voient décliner les populations de nombreuses espèces animales et végétales uniques au monde. Les organismes internationaux tirent la sonnette d’alarme et proposent une contre-attaque grâce à un nouveau poison sélectif.

© Jacques Descloitres

Au total, ce sont près de 50 espèces d’oiseaux, dont 8 se trouvent dans une situation critique, ainsi que des tortues géantes, des iguanes et diverses plantes, qui sont menacées par les rongeurs. Le pétrel des Galápagos, un oiseau marin endémique, est à la limite de l’extinction, avec une population estimée à seulement 120 individus.

Introduits par les pirates il y a plusieurs siècles, les rats ont colonisé toutes les îles de l’archipel et mettent désormais en danger la biodiversité de ces écosystèmes fragiles.

Pour repousser les envahisseurs, les scientifiques du Parc national des Galápagos bénéficient du soutien de la fondation Charles Darwin (Belgique), de la fondation Island Conservation et de l’Université du Michigan (États-Unis), ainsi que de la fondation Bell (Royaume-Uni), qui ont fait don de 45 tonnes d’un raticide spécial. Développé par Bell, ce nouveau produit n’a d’effet que sur les rongeurs et s’avère totalement inoffensif pour les autres espèces. Conçu pour résister aux intempéries et aux températures élevées, il se présente sous la forme de cubes de couleur bleue de 1 cm de côté, pouvant être largués par hélicoptère.

Víctor Carrión, coordinateur technique du Parc national des Galápagos, signale qu’il s’agit d’une initiative  inédite en Amérique du Sud. Les premiers lâchers ont eu lieu au-dessus des îles de Rábida, de Sombrero Chino, de Bartolomé et de Plaza Norte, ainsi que sur 5 îlots. Il faudra désormais attendre la mi-février pour savoir si le programme d’éradication est efficace. La dératisation devrait prendre au total entre 20 ans et 25 années.

Les rats ne constituent pas la menace la plus importante aux Galápagos, mais l’une des espèces invasives les plus faciles à contrôler.

Déclarées patrimoine naturel de l’humanité par les Nations Unies en 1979 en raison du grand nombre d’espèces terrestres et marines uniques au monde qu’elles abritent, les îles des Galápagos sont surtout victime de la pression touristique et de l’immigration : l’homme et le chien restent les prédateurs les plus dangereux.

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