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GDF Suez et Alstom réveillent la colère des indiens d’Amazonie

Brésil / / Amérique du sud

La construction de trois méga-barrages au Pérou et au Brésil a poussé les représentants de plusieurs tribus dont les terres sont menacées d’inondation a entreprendre un voyage en Europe, afin d’aller protester directement auprès des entreprises et des banques à l’origine de l’initiative.

Selon l’ONG Survival, les terres et les ressources de milliers d’indiens de la forêt amazonienne pourraient être submergées par la construction de trois centrales hydroélectriques gigantesques à Pakitzapango, au Pérou, ainsi qu’à Madeira et à Belo Monte, au Brésil.

Plusieurs entreprises européennes participent à ce projet controversé : GDF Suez et Alstom en France, Voith en Allemagne, et Andritz en Autriche.

Bien décidés à exprimer leur colère directement auprès des entités responsables du projet, Ruth Buendía Mestoquiiari, de la tribu Ashaninka, du Pérou, Shayla Juruna, de la tribu Juruna, de la region Xingu, et Almir Surui, de la tribu brésilienne Surui, ont fait le déplacement jusqu’en France pour venir réclamer l’arrêt des travaux. Après Paris, ils iront manifester à Londres devant la Banque Nationale de Développement du Brésil (BNDES), qui assure la majeure partie du financement de ces initiatives.

Au Pérou, une vaste zone de la vallée du fleuve Ene où vivent des milliers d’indiens de la tribu Ashaninka pourrait se retrouver sous les eaux, tandis qu’à Madeira, la construction du barrage risque de provoquer une forte immigration. Ce scénario entraînerait la déforestation d’une région où vivent de nombreuses tribus, dont certaines ne sont toujours pas entrées en contact avec la civilisation occidentale (ce sont les tribus dites ‘isolées’).

Le troisième projet, celui du fleuve Xingu, au Brésil, serait le troisième barrage le plus grand au monde après celui des Trois-Gorges, en Chine, et celui d’Itaipu, à la frontière entre le Paraguay et le Brésil. Il menace de submerger de vastes étendues de forêt et met également en péril la faune piscicole, principale ressource pour l’alimentation des peuples autochtones.

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