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Un insecte transgénique pour lutter contre le virus de la dengue

Brésil / / Amérique du sud

A la recherche d’une nouvelle méthode pour éradiquer le moustique Aedes aegypti, les chercheurs ont lâché dans la nature une version transgénique de l’insecte dans des quartiers de Juazeiro (État de Bahia). L’animal génétiquement modifié engendre une progéniture qui n’atteint pas l’âge adulte.

Moustique Aedes aegypti © Muhammad Mahdi Karim (www.micro2macro.net)

L’initiative, coordonnée par la biologiste Margareth Capurro, a été approuvée par la CTNBio (Commission Technique Nationale de Biosécurité).

Les scientifiques mélangent du matériel génétique de drosophiles, connues comme ‘mouches des fruits’, avec celui du A. aegypti. La transformation fait en sorte que les petits produisent une protéine qui cause leur mort dès l’état larvaire ou à l’état de cocon. En laboratoire, les embryons sont produits et identifiés à l’aide d’un marqueur fluorescent. Les mâles sont isolés des femelles avant la phase adulte, où ils seront alors libérés dans la nature.

Ils seront lâchés dans cinq quartiers de la ville où ils procréeront avec les femelles, ce qui, à long terme, doit réduire la population locale des insectes. Il est prévu de lâcher 50 000 moustiques par semaine et la conclusion de l’étude est prévue dans 18 mois. La libération de spécimens du Aedes aegypti dans ces régions présenterait deux risques: une hausse des effets de la dengue et un déséquilibre environnemental. Mais leur probabilité est quasi nulle.

Les moustiques mâles ne s’alimentent pas de sang, ainsi ils ne transmettent pas la maladie, leur unique fonction est de copuler avec les femelles

…, affirme Margareth Capurro.

De plus, le A. aegypti n’est pas natif du Brésil; il y trouve ainsi un environnement idéal car il ne possède pas de prédateurs naturels par ici.

Les moustiques transgéniques vivent environ sept jours et ne laissent pas de descendance. Pour les retirer de la population locale d’insectes, il suffit d’arrêter le processus d’insertion de nouveaux individus.

Ce procédé possède des avantages. Bien que cher, il peut se substituer à l’usage d’insecticides et de larvicides, réduisant ainsi la diffusion de produits polluants dans l’environnement.

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