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Aider les entreprises à s’adapter au réchauffement climatique

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Les impacts du réchauffement climatique (inondations, désertification, etc.) vont mettre au défi la capacité des entreprises à réagir pour continuer à apporter des services et des biens de haute qualité. Voici quelques idées pour se préparer.

Les entreprises doivent mieux se préparer au réchauffement climatique. © Ivan Mikhaylov

L’organisme d’audit et de réseau d’entreprises mondial de développement durable, BSR, propose une série de rapports expliquant les conséquences du réchauffement climatique sur chaque secteur et les moyens de réagir.

Pour les changements auxquels nous sommes déjà familiers (sécheresse, hausse des prix,etc.), il faut se préparer à une augmentation de leur fréquence et de leur impact financier, surtout auprès des populations les plus pauvres et les plus à risques, et, par conséquent, au problème de migration de masse.

Les entreprises ont déjà accès à de nombreuses ressources leur facilitant la tâche, et alliant souvent adaptation au réchauffement climatique et lutte contre ses causes. Des outils pour prendre des décisions et mettre en place les processus nécessaires sont aussi proposés, tel que Google Earth ou l’Institut international de recherche sur le climat et la société (International Research Institute for Climate and Society).

Quelques difficultés se posent toutefois pour une adaptation facile au réchauffement climatique, à commencer par le langage scientifique généralement utilisé. La communication passe mieux si le discours est modifié en fonction de chaque secteur.

En outre, le climat est un élément complexe et incertain, que ce soit au jour le jour ou à plus long terme, comme l’ont montré les récentes inondations en Australie ou au Pakistan. Se préparer à des catastrophes à faible probabilité mais à l’ impact élévé n’est ni facile ni populaire, en raison des dépenses nécessaires.

Enfin, notre instinct ne nous sert pas toujours : monter la climatisation quand on a trop chaud, augmenter les prix en cas de pénurie et donc exclure des populations entières, ou offrir plus de ressources sans inciter à l’économie, tous ces facteurs ne font qu’aggraver la situation. Les problèmes ne sont pas considérés dans leur ensemble mais plutôt au cas par cas, et les vrais risques ne sont pas forcément identifiés (par exemple, dans le cas de la climatisation, on pense au rafraichissement immédiat mais pas aux émissions de CO2).

Repérer les points sensibles

A travers différents séminaires ou ateliers, y compris le sommet de Cancun, et une étude sur les risques et possibilités liés au climat menée par les entreprises affiliées à BSR, plusieurs approches ont été confirmées pour aider les entreprises à se concentrer sur les points sensibles de leurs secteurs, leurs fournisseurs, et leurs marchés.

La localisation géographique est le premier critère : toute entreprise ou secteur en Asie, Afrique ou Amérique latine, ou encore en montagne, dans les îles ou sur le littoral, sera plus susceptible d’être victime du réchauffement climatique et moins à-même de trouver les ressources nécessaires pour palier au problème. Les secteurs qui s’appuient sur la disponibilité de ressources naturelles sur le long terme, par exemple les exploitations minières, sont aussi à risque.

Enfin, la situation en général manque de transparence : les différentes actions et décisions politiques de différentes parties liées au manque de prévisibilité des catastrophes rend très difficile pour chaque entreprise ou organisation de s’assurer de la disponibilité de l’énergie ou même de l’activité des fournisseurs. Les mesures prises par chacun ne fonctionnent bien souvent que dans une réaction en chaîne avec les partenaires.

Les entreprises prêtes à s’engager pour le climat peuvent réfléchir aux points suivants :

–          Communiquer : les entreprises devraient rendre compte de tout risque aux investisseurs par l’intermédiaire du Projet de transparence Carbone (Carbon Disclosure Project). La Commission de contrôle des marchés financiers américaine exige aussi un rapport des risques liés au climat. La communication inter-entreprises est aussi cruciale dans le développement des solutions adaptées et viables.

–          Répondre aux besoins de manière responsable : le secteur privé doit apporter des solutions efficaces au réchauffement climatique, en répondant aux besoins de base (apport en eau et produits de première nécessité) et en utilisant les diverses technologies disponibles pour des infrastructures plus durables et éviter la ‘maladaptation’.

–          Investir dans les zones à risque : Les risques pour les entreprises sont souvent très loin de leur siège social. Il faut donc penser à investir pour aider les communautés dans les zones à risque à mieux réagir, et plus rapidement, en cas de catastrophe. Trois avantages à cela : effets de la catastrophes allégés, adaptation au réchauffement climatique et économie financière grâce à une bonne préparation.

Chaque mois, des rapports seront édités avec des outils et des références pour répondre aux nouveaux besoins et intégrer les commentaires reçus de la part des entreprises affiliées. L’ensemble des ressources est sauvegardé sur le site bsr.org.

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