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Green et vert

La nouvelle frontière de la croissance verte et du green business ?

/ Afrique

Un mal a parfois du bon. La crise financière et économique de 2008-2009 qui a affectée de plein fouet l’Afrique – et le reste du monde – a permis à de nombreux pays africains de jeter les bases d’une croissance forte et durable.

Rares sont les pays africains qui indiquent aujourd’hui l’absence d’une stratégie de développement durable dans leur politique

…, souligne Thierry Téné, le directeur d’A2D Conseil.

Les pays africains, tout particulièrement les pays francophones, ont de très bonnes lois dans le domaine de l’environnement souvent calquées sur celles de l’Hexagone.

Seul bémol : la mise en application et surtout les sanctions restent problématiques. Mais malgré le laxisme de certains industriels pour la prévention des pollutions, en tant que projet, le développement durable apparaît en Afrique comme un nouveau mode de gestion des ressources naturelles.

Vue de Nairobi, capitale du Kénya

L’Afrique du Sud, récemment introduite au sein du club très fermé des BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), souhaite prendre le leadership sur les questions de l’agriculture et du changement climatique. L’entreprise sud-africaine Anglo Platinum Limited figure d’ailleurs en 43ème position des 100 entreprises mondiales les plus engagées en faveur du développement durable d’après le classement Global 100.

Le Maroc s’est fixé pour objectif de porter la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité de 5% actuellement, à 18% à l’horizon 2012 en vue d’atteindre 15% d’économie d’énergie d’ici à 2030. En décembre 2010, l’île Maurice a lancé une nouvelle initiative visant à encourager ses habitants à produire de l’électricité à partir du soleil et du vent pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et augmenter ses propres capacités de production énergétique.
Le Kenya quant à lui, mise aussi sur les énergies vertes et l’écotourisme pour préserver l’environnement et combattre la pauvreté. La France et le Kenya viennent également de proposer la création d’une « organisation mondiale de l’environnement », élargissant les pouvoirs de l’actuel programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), et dont le siège serait à Nairobi.

Les raisons de l’engouement pour l’économie verte

Face à la flambée des cours du pétrole, à la raréfaction des ressources naturelles, à la dégradation de l’environnement et au changement climatique, le développement durable est indispensable à l’émergence socio-économique de l’Afrique

…, explique Thierry Téné.

L’Afrique possède des ressources naturelles inestimables. Deuxième poumon vert après l’Amazonie, le bassin du Congo possède un immense potentiel d’énergies renouvelables. C’est aussi le cas du Maroc qui dispose de ressources importantes en énergies renouvelables, notamment solaires et éoliennes en particulier dans les zones côtières. Sans oublier que plus de la moitié des terres arables non cultivées dans le monde sont situées en Afrique.

Pour Thierry Téné,

L’indispensable industrialisation de l’Afrique doit prendre en compte les notions d’économie circulaire, d’écologie industrielle, d’éco-conception, de dématérialisation et d’économie immatérielle.

Les Technologies de l’Information et de la Communication offrent en effet d’immenses perspectives à l’Afrique qui fera de grands sauts technologiques.

Le passage de la téléphonie mobile, avec le développement du M-banking, de la cyberagriculture, de l’e-administration et de la télémédecine montrent déjà la tendance.

Les entreprises présentes en Afrique ou celles intéressées par cet énorme marché sont cependant contraintes d’intégrer dans leur stratégie une politique ambitieuse de RSE afin de se différencier de la concurrence qui sera de plus en plus forte. Mais pour l’heure, rares sont les pays africains ayant légiférés en ce sens.

Malgré tout, certaines entreprises transnationales et des PMEs africaines font de la RSE (dans toutes ces composantes) un outil majeur de compétitivité, de développement local et de participation des salariés à la répartition de la richesse

…, rappelle Thierry Téné. N’oublions pas que c’est la croissance économique et la création de richesse qui est le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté.

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