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Liu Qingrui, une entrepreneuse responsable

Chine / / Asie

Liu Qingrui, une femme d’une cinquantaine d’années, a tout connu. Après une vie mouvementée, son aventure d’entrepreneur l’a conduit à la fortune. Mais elle a très tôt adopté des pratiques responsables autant dans le cadre de son activité professionnelle que d’actions complémentaires.

Après une enfance passée dans une famille pauvre et un passage par la ‘rééducation’ aux champs pendant la révolution culturelle, Madame Liu s’est battue pour entrer à l’université. Après des années passées comme employée, elle a en 2003 fondé sa société Qingrui Ltd. dans la ville de Chongqing. Le succès fulgurant de l’entreprise axée autour de l’immobilier, du commerce et des loisirs, peut se résumer par les près de 300 millions de yuans (environ 32,7 millions d’euros) que la société a réglé en impôts entre 2008 et 2010.

Mais dans le succès, Liu Qingrui n’a pas oublié sa responsabilité envers ses pairs. Elle emploie essentiellement des femmes victimes des grandes campagnes de licenciements des sociétés d’état. (Dans les années 1990, la présidence de Jiang Zemin a été marquée par des restructurations de sociétés de l’époque maoïste. Ces aciéries, usines militaires, etc… fortement déficitaires ont du s’adapter à ‘l’économie socialiste de marché’ et ont fait la transition en licenciant massivement).

Autre priorité de recrutement, les ruraux déplacés vers Chongqing suite à l’inondation de leur propriété lors des travaux de centrales hydroélectriques. Le chantier des Trois Gorges notamment, a fait migrer vers la proche ville de Chongqing, des dizaines de milliers de paysans, complètement démunis dans une jungle urbaine en pleine explosion. Qingrui Ltd. en a accueilli et continue de le faire. En dehors de ce recrutement volontairement privilégiant les personnes démunies, Qingrui Ltd. apporte une attention particulière à l’emprunte sociale de ses activités.

Grâce à son succès, Madame Liu a été élue représentante à la conférence politique consultative locale et a obtenu plusieurs autres fonctions représentatives prestigieuses. Ces honneurs, elle les considère comme une opportunité pour faire plus envers la société.

Sa visibilité médiatique la pousse à agir toujours plus. Des dons pour les victimes des catastrophes naturelles aux constructions d’écoles dans les villages déshérités en passant par des conférences gratuites pour des femmes qu’elle inspire, Liu Qingrui est partout.

Pour la journée de la femme du 8 mars, elle se prépare à amener des cadres de son équipe dans le village de Dianjiang, situé à quelques centaines de kilomètres du centre de Chongqing. Elles passeront ce jour de fête (férié pour les femmes uniquement en Chine) dans une école de Dianjiang. Si elles n’arriveront pas les mains vides (Qingrui Ltd. a acheté des ordinateurs et équipements éducatifs moderne pour l’occasion), le but principal est surtout de passer du temps avec les enfants.

Dianjiang est l’exemple typique de village ravagé par le départ des parents dans les villes pour trouver du travail dans les usines. Qu’ils partent à Chongqing ou sur la côte est à Shanghai ou autre, c’est la même chose : ils laissent leurs enfants à des grands-parents incapables de leur donner amour et éducation. Et ils ne reviennent, au mieux, qu’une fois par an.

En espérant que l’action de Madame Liu soit imitée par de nombreuses Chinoises – qui hésitent souvent entre shopping et repos lors de ce jour férié providentiel – remercions-là au nom des enfants abandonnés de toute la Chine !

Pour en savoir plus: chinadaily.com.cn, cq.xinhuanet.com, news.163.com

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