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Sale temps pour le café!

Brésil / / Amérique du sud

Les changements climatiques menacent la production et font grimper les prix. Le réchauffement global contribue à la détérioration de la culture du café arabica en Colombie et dans d’autres régions de l’Amérique Latine. Par conséquent, les prix atteignent des niveaux record sur le marché.

Le caféier, plante de la famille des Rubiacées. Certaines espèces sont cultivées pour leurs graines donnant après torréfaction le café.

Pendant que les petits producteurs voient leurs revenus s’effondrer avec la baisse de la productivité, les consommateurs des supermarchés, de New York à Paris, s’inquiètent de la hausse des prix.

La Colombie, deuxième exportateur mondial de café après le Brésil, a vu sa production passer de 12 millions de sacs de 60 kilos en 2006 à 9 millions l’an dernier. Certains petits producteurs colombiens ont même connu une baisse de 70% de leur production au cours des 5 dernières années. Au Brésil, en revanche, où la production est concentrée dans des grandes exploitations mécanisées, la croissance continue pour le moment.

Les caféiers ont besoin d’un mélange subtil de température élevée, alternance de précipitations et de périodes de sécheresse pour que les graines croissent correctement et conservent leur saveur. En revanche, les parasites préfèrent un climat plus chaud et humide avec des pluies plus intenses et imprévisibles, phénomènes que de nombreux scientifiques attribuent au réchauffement climatique. Or le café type arabica, avec sa saveur plus délicate et sa teneur inférieure en caféine, qui est le plus consommé, est aussi le plus sensible aux variations climatiques.

Peter Baker, spécialiste du café au sein du CABI – groupement de chercheurs britanniques spécialisés en agriculture et environnement – est formel :

La production de café est menacée par le réchauffement climatique, et en particulier pour l’arabica, la perspective n’est pas bonne.

Faisant autorité sur le sujet, Baker a alerté les négociants sur le fait que le ‘pic du café’ a déjà été atteint. Comme pour le pétrole, la fourniture mondiale de café s’inscrit dans un cycle inexorable de décroissance, à moins que les producteurs concentrent leurs efforts sur une expansion globale des terres cultivées.

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