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Hugo Chavez interdit les courses de 4×4

Venezuela / / Amérique du sud

Invoquant la protection de la biodiversité, le Tribunal suprême de justice vénézuélien a décidé de mettre fin aux courses de moto ou de 4×4 en milieu naturel sur son territoire. La mesure suscite la colère des entreprises organisatrices de ce type d’événements.

© Krystyna Wojciechowska-Czarnik

Luisa Ortega Díaz, procureur générale, justifie cette décision sans précédent en expliquant que

[Les courses de 4×4] abiment les sols et provoquent des dégâts environnementaux irréversibles, en raison d’une détérioration de la couche végétale, qui nécessite jusqu’à 200 ans pour se reconstituer. […] Nous ne permettrons pas que la pratique de certaines activités mette en péril la biodiversité.

Le magistrat affirme que cette décision s’appuie sur des études menées depuis 2009.

Désormais, les courses, rallyes et autres ‘aventures’ motorisées seront donc interdits en rase campagne, dans les parcs nationaux, sur les territoires indigènes et les propriétés privées.

Principale organisation visée par cette mesure, Fun Race 4×4 qui dénonce une décision politique, argumentant que le pouvoir cherche à nuire aux entreprises sponsorisant ce genre d’évènements, comme Toyota ou Pirelli.

Depuis 2001, Fun Race organise cinq courses par an, auxquelles participent jusqu’à 120 véhicules et 500 personnes. L’entreprise se défend d’avoir organisé ce type d’évènements dans des parcs nationaux et explique que les courses ont généralement lieu sur des domaines privés.

Ses dirigeants soulignent que leurs activités ne se limitent pas aux compétitions de véhicules 4x4 : Fun Race organise également des courses à vélo, des marathons de montagne, des courses d’aventure et des ‘partages d’expériences’ entre pères et fils. L’entreprise explique qu’elle procède aussi à des campagnes d’information environnementale au sein des écoles proches des lieux où se déroulent les courses de 4x4 : des arguments que les autorités judiciaires vénézuéliennes ont apparemment trouvés peu convaincants.

Dorénavant, la circulation des véhicules tout-terrain sera autorisée uniquement sur les voies approuvées par l’Institut national des parcs (Inparques). Les contrevenants seront passibles d’amendes, comme le prévoient les textes de protection environnementale. Cette mesure cherche à protéger les réserves naturelles, qui représentent près de 16%  du territoire vénézuélien.

Le parc National Canaima est l’un des plus touchés. La circulation des 4×4 y sera interdite jusqu’à la régénération complète des zones affectées. Celle-ci ne pourra être rétablie que pour permettre le transport de passagers jusqu’aux lieux d’intérêt du parc.

Le procureur générale a également exhorté les entreprises impliquées dans les compétitions de 4×4 à promouvoir et à mettre en place des campagnes d’information mettant en évidence l’impact environnemental imputable à ce type d’activité.

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