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Collecte de compost à domicile

Chili / / Amérique du sud

Depuis 2005, un programme de recyclage innovant incite les habitants de La Pintana à séparer les déchets végétaux des ordures ménagères. Collectés puis transformés en compost par les services municipaux, ils servent d’engrais pour les espaces verts publics.

Dans la commune de La Pintana, non loin de Santiago du Chili, les habitants se sont habitués à guetter la venue d’un camion poubelle un peu particulier. Trois fois par semaine, les haut-parleurs du véhicule municipal annoncent la collecte des déchets végétaux : épluchures, feuilles de laitue, sachets de thé et restes de salades sont désormais séparés du reste des détritus pour être recyclés.

Les employés chargés de la collecte déchirent immédiatement les sacs poubelles déposés par les habitants afin d’en vider le contenu dans le camion-benne. Ainsi, ils s’assurent de ne pas introduire de plastique parmi les déchets végétaux.

Grâce à ce nouveau service, 35 tonnes de matière organique sont dirigées quotidiennement vers les locaux de la Direction de gestion environnementale (Diga), pour y être transformées en compost, en humus ou en engrais.

Pour cela, on incorpore aux déchets des petits bouts de branches broyées, récupérées par les services municipaux lors des travaux d’élagage. Après trois mois de repos, ce mélange permet d’obtenir un compost d’excellente qualité, qui sert à cultiver les 500 000 plantes produites chaque année par la pépinière municipale.

Le maire de La Pintana, Jame Pavez, explique que 60% du contenu des poubelles de la ville est d’origine végétale, et que cette initiative a permis de réaliser des économies substantielles en matière de traitement des ordures ménagères. Grâce à une récente campagne de sensibilisation menée auprès de la population en 2010, près de 25% des déchets sont désormais valorisés au lieu de s’accumuler dans les décharges publiques.

Une partie des végétaux termine également sa course sur des ‘lits’ de lombriculture. Des millions de lombrics rouges californiens se chargent de fabriquer de l’humus, un engrais biologique dont le cours atteint 3€ le kilo. Pour l’instant, celui-ci est utilisé dans la pépinière ou distribué gratuitement aux habitants de la Pintana pour les encourager à continuer leurs efforts en faveur du recyclage, mais si les volumes de production continuent d’augmenter, Jame Pavez envisage de le commercialiser.

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Derniers commentaires

  1. La lombriculture est un excellent moyen de réduire les déchets organiques, tout en produisant un engrais de qualité, le lombricompost !