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Un pas de plus pour établir un marché de « droits à polluer »

Inde / / Asie

En présence de son charismatique ministre des questions environnementales, l’Inde a lancé le 24 mars une grande « consultation nationale sur la pollution atmosphérique » visant à établir un système d’échange de carbone. Présentation.

Ce qui a poussé le gouvernement à se pencher vers la solution d’une ‘bourse du carbone’, c’est la complexité des réglementations existantes. Pour Jairam Ramesh, ministre de l’environnement présent lors de l’ouverture de cette consultation nationale, l’Inde n’a pas besoin de plus de règlements, mais de plus d’efficacité :

Nous avons besoin d’une régulation environnementale plus stricte et plus robuste, mais de moins de régulateurs impliqués dans ces questions. Alors il nous fallait trouver une solution pour réguler sans organe de régulation. L’initiative d’aujourd’hui, c’est un premier pas pour appliquer les réglementations environnementales d’une manière qui convienne au système d’économie de marché.

Cette consultation n’est pas motivée directement par le débat mondial sur la restriction des émissions, symbolisées par les sommets de Copenhague, et plus récemment, de Cancun. L’initiative est plutôt une manière de lutter contre un problème manifeste de santé publique causé par la pollution atmosphérique qui touche de plus en plus de métropoles du pays. Ramesh a aussi déclaré avec un sourire franc, que cette initiative prouverait à ses détracteurs qui l’accusent d’être à la fois anti-marché et anti-développement, qu’il sait utiliser le système de marché quand il peut servir à la cause de la protection de l’environnement. Le ministre a été fortement critiqué récemment pour avoir empêché des grands projets industriels emblématiques pour cause d’une empreinte environnementale trop forte.

Les trois états les plus industrialisés du pays (Gujarat, Tamil Nadu et Maharashtra), ont déjà mis en place des ‘bourses au carbone’ au niveau local. Mais l’initiative lancée par le ministère de l’environnement engage des réflexions pour répéter le modèle au niveau national. Dommage que Ramesh n’ait pas profité de son aura devant la presse pour donner un planning précis de mise en place du système et du quota de CO2 annuel qu’il s’apprêtait à mettre en place.

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