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Le vin survivra-t-il aux changements climatiques?

Argentine / / Amérique du sud

Des scénarios d’adaptation aux changements climatiques seront effectués dans des vignobles français et argentins, dans le cadre d’un projet auquel participent l’université argentine de la ville de Cuyo, ainsi que divers laboratoires coordonnés par le CNRS.

© Denis and Yulia Pogostins

Rares sont les scientifiques qui contestent encore la réalité du changement climatique. Désormais, les recherches se portent plutôt sur le développement de nouveaux outils qui permettront de modéliser ces modifications, afin d’imaginer leurs conséquences. Mais pour l’instant, la complexité de la tâche limite ces prévisions à des modèles dits de ‘circulation générale’ (MCG), encore trop approximatifs.

L’objectif du projet TERADCLIM consiste donc à mettre en place une méthodologie de modélisation spatiale du climat à petite échelle, capable de décrire l’action du réchauffement climatique au niveau des terroirs.

Pour cela, 16 vignobles situés en France, en Roumanie, en Espagne, en Italie, au Maroc, en Argentine, au Chili, en Bolivie, en Uruguay, en Afrique du Sud et en Nouvelle-Zélande participent depuis 2008 à une étude qui devrait s’achever à la fin de l’année.

Ces domaines ont été sélectionnés un peu partout à travers le monde de manière à offrir une large représentation de la diversité des climats et des terroirs de la planète. Le projet réunit plus de 30 chercheurs, ainsi qu’une dizaine de doctorants et d’étudiants de master appartenant à des disciplines aussi variées que la géographie, la climatologie, l’agronomie, la physique de l’atmosphère, les géo-mathématiques et la météorologie.

L’Université de Cuyo (Uncu) et le CNRS s’appuieront sur ces nouveaux modèles afin de mettre en place un programme de gestion des impacts du changement climatique, en collaboration avec les vignobles argentins de la région de Mendoza (la Bodega Alta Vista) et les vignobles français des Coteaux du Layon et de la Montagne Sainte Victoire.

L’augmentation des températures moyennes au niveau des terroirs modifie la croissance de la vigne et entraîne une variation des qualités œnologiques du raisin. Au CNRS, on explique que les taux de sucre et d’alcool ont déjà subi des modifications, tandis que le réchauffement, paradoxalement, augmente le risque de gel de la vigne. L’arrivée précoce du printemps provoque en effet une floraison anticipée, exposant les jeunes bourgeons au risque de gel en cas de baisse soudaine des températures.

Ces phénomènes obligent les viticulteurs à adapter leurs techniques de production aux changements climatiques afin de conserver la qualité de leurs vins. Philippe Rolet, directeur du domaine Alta Vista, explique:

L’objectif est de déterminer l’impact du changement climatique à l’échelle des terroirs et de pouvoir adapter nos méthode de culture et de vinification de manière à conserver la typicité et l’identité qui caractérisent les vins d’Alta Vista.

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