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Comment réduire les émissions de la sidérurgie?

Chine / / Asie

Les aciéries chinoises ont commencé avec retard par rapport à celles de l’Occident, leurs efforts de réduction de la consommation énergétique. Mais le potentiel des technologies classiques diminue, et le pays va devoir se pencher sur des solutions nouvelles.

La sidérurgie chinoise est une industrie particulièrement énergivore © Stefano Tronci

La sidérurgie est le secteur de l’industrie le plus énergétivore. L’importance accordée à ce secteur par la Chine au temps de l’économie planifiée, a fait du pays un grand producteur. Cependant, les efforts pour une production propre et énergétiquement efficace n’ont commencé que très tard, puisque la pollution n’était pas une préoccupation avant les réformes économiques des années 1980.

Les travaux sur la valorisation de la chaleur issue de la fabrication de l’acier ont donc commencé vers 2000. Grâce à un effort intense et régulier, dans les grandes aciéries du pays, à l’image du groupe Baosteel, il ne reste plus beaucoup de marge d’amélioration.

Entre 2005 et 2010, Baosteel a réduit son intensité énergétique (consommation par unité produite) de 42%. Cela a permis une réduction de 63% des émissions de CO2 des aciéries du groupe. Par ailleurs, les émissions d’autres polluants ont été fortement réduites pendant la même période, puisque par exemple la demande chimique en oxygène a été réduite de 86%.

Le potentiel d’amélioration des grandes aciéries est donc épuisé, à une période où le pays veut continuer à réduire drastiquement sa consommation énergétique. Pour cela, quels sont les axes de travail qui restent ?

-          la généralisation des technologies aux nombreuses ‘petites’ aciéries du pays

-          l’utilisation de technologies qui permettent une optimisation encore plus poussée des processus actuels de fabrication

-          la refonte totale des processus de production pour une sidérurgie plus durable

La Chine mise aujourd’hui sur la première solution. Il est logique de d’abord mettre toute l’industrie au même niveau, avant de travailler à une révolution radicale de la production d’acier. Car vu dans son ensemble, la valorisation de la chaleur de la filière n’est réalisée qu’à 30% de son potentiel au niveau national. Un score plombé par les sociétés ‘familiales’ qui n’ont pas le même souci que les géants du secteur.

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