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Des bateaux-robots nettoient les rivières

/ Amérique du sud

Grâce à une technologie inspirée de véhicules militaires, des embarcations téléguidées permettront de nettoyer les bancs des rivières de la région de Quilmes, inaccessibles aux dragues. Un moyen efficace de lutter contre les inondations et d’assainir les cours d’eau.

La pollution des rivières argentines devient préoccupante. © Elena Shchipkova

Les rivières Las Piedras et San Francisco sont les deux seuls cours d’eau drainant la plaine de Quilmes, non loin de la capitale argentine. Ce bassin de 15.000 hectares compte plus de 700.000 habitants et connaît des problèmes d’inondation récurrents, dus à l’accumulation de déchets ménagers et de boue issue de l’érosion naturelle.

Actuellement, c’est l’ONG Colcic (Coordination de Lutte contre les Inondations et la Pollution) qui pare au plus urgent en nettoyant chaque année quelques 23 km de berges, dans des conditions précaires. L’étroitesse des cours d’eau et la présence de nombreux ponts de faible hauteur empêchent en effet les dragues conventionnelles de remonter ces rivières.

Pour éviter aux travailleurs chargés du nettoyage d’entrer en contact avec ces eaux rendues insalubres par le rejet d’effluents non traités, l’association Colcic a fait appel au département de construction navale de l’université nationale de Quilmes (UNQ), afin de mettre au point des ‘bateaux-robots’.

Ces véhicules téléguidés sont équipés d’une vis sans fin de 4 mètres de long qui leur permet à la fois de se déplacer sur n’importe quel type de surface et d’aspirer la boue tapissant le lit des rivières. La boue et les déchets récupérés sont ensuite expulsés sur une barge qui suit le robot dans ses trajets. L’ensemble peut être piloté depuis la berge grâce à une télécommande.

Il s’agit d’une technologie militaire imitant le fonctionnement des tanks russes et qui est également utilisée par les Américains et les Chinois à l’heure actuelle

, explique Ceferino García, président de la Colcic.

Une fois nettoyées, les rivières permettent un écoulement plus rapide de l’eau qui améliore le drainage de la plaine et évite l’accumulation et les débordements.

Le recours à une technologie existante rend ces véhicules insolites bon marché : leur coût de fabrication est en effet estimé à 25.000 dollars par unité. Les spécialistes de l’école navale de l’université de Quilmes pensent pouvoir terminer le premier appareil en juin 2011.

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