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Le gouvernement maintient le cap sur le nucléaire

Corée du Sud / / Asie

Malgré les traces d’éléments radioactifs retrouvés sur le territoire national et l’inquiétude qui a suivi l’accident à Fukushima, le gouvernement coréen ne veut pas entendre parler d’un moratoire sur le nucléaire. Tout au plus a-t-il consenti de manière récalcitrante à faire un examen des réacteurs en service dans le pays.

Kim Hwang Sik, premier ministre coréen. Source: Agência Brasil

La péninsule coréenne, c’est le territoire le plus proche du Japon. Alors, après le tremblement de terre et le tsunami qui ont endommagé la centrale de Fukushima, la population a vite été inquiétée. Grâce aux vents d’ouest dominants, le panache radioactif est parti vers l’Est, au dessus du pacifique. Mais des traces d’iode-131 ont été retrouvées partout dans le pays.

Certes, les quantités ne constituent pas une menace pour la sécurité de l’eau potable ou de la nourriture. Mais la population est tout de même en droit de s’interroger, et d’attendre une réaction du gouvernement sur sa politique nucléaire. Il n’en est pas question. Le premier ministre Kim Hwang-sik l’a exprimé clairement lors d’une réunion publique sur la question tenue à Séoul le 28 mars.

Seules concessions :

-                 les 21 réacteurs en fonctionnement dans le pays seront inspectés à partir de fin avril, en commençant par les plus anciens. Si une menace est identifiée, les réacteurs concernés seront fermés.

-                 la marge de sécurité des nouveaux réacteurs devrait être améliorée : ils sont conçus aujourd’hui pour résister à un séisme d’une magnitude de 6,5. Les nouvelles unités devront résister à un tremblement de terre de 7 sur l’échelle de Richter.

Mais en ce qui concerne les nouveaux projets, pas de ralentissement en vue. Dans ce pays qui n’a pas de ressources énergétiques dans son sous-sol, dur de s’en passer. Ce type d’énergie couvre aujourd’hui 31% des besoins en énergie. La part devrait monter à 48% en 2022.

La filière a été très touchée par l’accident japonais. Mais nous continuerons nos opérations et les nouveaux chantiers, comme nous l’avions fait après Tchernobyl. Plusieurs pays avaient abandonné cette industrie à l’époque, et c’est seulement parce que nous ne l’avons pas fait, que nous avons acquis les meilleures technologies aujourd’hui

, selon le ministre.

Les réactions de certains parlementaires ont été virulentes. Plusieurs députés du parti démocrate (opposition) ont ainsi soumis une proposition de résolution interdisant la construction de nouveaux réacteurs. Improbable qu’ils soient entendus.

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