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L’Amérique latine s’opposent à une limitation du prix des matières premières agricoles

Amérique latine / / Amérique du sud

Réunis à Buenos Aires, les ministres de l’Agriculture de six nations du sud ont fait savoir qu’ils jugeaient inopportunes les propositions des pays développés en matière de lutte contre l’insécurité alimentaire, estimant qu’elles pourraient s’avérer contre-productives.

A Buenos Aires, le CAS s'est montré favorable à la spéculation. © Juan Ignacio Iglesias (Wikimédia Commons)

Quand le sud soutient la spéculation

Alors que l’on assiste une fois encore à une envolée du prix des denrées alimentaires, comparable à celle ayant précédée les émeutes de la faim et la crise en 2008, les pays du G20 ont manifesté en février dernier à Paris leur souhait de procéder à une plus grande régulation des marchés des matières premières.

Ce n’est pas l’avis du Conseil Agricole du Sud (CAS), composé des ministres de l’Agriculture de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Chili, du Paraguay et de l’Uruguay, qui a conclu sa vingtième session par une déclaration commune affirmant que la volatilité actuelle des prix des aliments et des matières premières « n’est pas significativement supérieure à la moyenne historique et, par conséquent, n’est pas la cause principale de l’insécurité alimentaire ».

Cette dernière correspond selon eux à

Une situation de pauvreté structurelle à laquelle est soumise une partie importante de la population mondiale.

L’agriculture, moyen de vivre et de s’enrichir

Ils mettent en garde contre les mécanismes visant à limiter les cours internationaux des matières premières, qui pourraient « décourager la production agricole dans les pays bénéficiant actuellement d’avantages comparatifs et compétitifs pour nourrir le monde ».

Les principaux pays exportateurs d’Amérique du Sud ne semblent pas disposés à se priver d’une manne financière qui joue pour beaucoup dans la croissance de leurs pays, à plus forte raison lorsque les cours sont au plus haut comme c’est le cas actuellement.

Le sommet du G20, auquel ont également pris part le Brésil et l’Argentine, a pourtant jugé nécessaire de commander des rapports pour mieux connaître l’origine de l’insécurité en matière d’approvisionnement alimentaire. L’objectif est d’évaluer avec précision l’impact de la spéculation dans l’augmentation du prix des matières premières agricoles et celui des difficultés liées aux conditions météorologiques.

La faute au climat ?

Les ministres de l’Agriculture réunis à Buenos Aires estiment pour leur part que

L’un des facteurs déterminants de l’augmentation du prix des aliments au second semestre 2010 a été la survenue de phénomènes météorologiques extrêmes.

Des évènements qui affectent selon eux les sources de revenus des producteurs et mettent en péril la pérennité de leurs activités, notamment dans les zones les plus vulnérables. Pour faire face à ces menaces, les pays du Conseil Agricole du Sud se sont engagés à développer les systèmes nationaux et régionaux de prévisions météorologiques et de gestion des risques climatiques, entre autres initiatives communes.

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