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Un rite védique pour l’environnement et la paix

Inde / / Asie

Athirathram est le plus ancien des rites védiques. 35 ans après son interruption, il réapparaît cette année. Les 12 jours de son organisation vont voir 15.000 personnes se réunir autour de grands feux qui auraient la vertu de protéger la planète. Délirant ? Des scientifiques s’y rendent pour essayer de comprendre.

L'Hindouisme, conciliable avec l'environnement ? © Anneke Schram

Une purification “tout feu tout flamme”

C’est un rite qui a plus de 3.000 ans. Vers 1975, dans une période de progression fulgurante du bouddhisme et du jaïnisme, le rite a presque disparu. Mais la ténacité de quelques familles a permis de conserver la tradition vivante. Et le regain d’intérêt pour cette pratique ancestrale attire des personnes du monde entier.

Dr Sivakaran Namboothiri, un des organisateurs du grand rassemblement, explique les buts de la manifestation :

Il y a deux objectifs : encourager la paix sur la terre et protéger l’environnement en détruisant les éléments indésirables du cosmos. Le feu est un symbole de purification, et c’est de ce dont il s’agit. Alors que la terre est touchée par des séismes, des tsunamis, des guerres civiles, des fuites radioactives,… la tradition doit apporter sa contribution à la lutte de l’homme pour sa survie.

Les incantations sont étudiées en détail pour avoir le meilleur résultat possible et la forme des foyers des feux fait l’objet d’un soin particulier. Les détails présentés par les “prêtres” font penser au film “rencontres du troisième type”. Dans ce chef-d’œuvre du septième art, Spielberg avait fait tourner Godart et son équipe en Inde. Ils s’inspiraient d’une incantation védique pour communiquer avec les extra-terrestres.

Pollution terrestre, écologie spirituelle ?

L’organisation de l’ Athirathram va coûter 10 millions de roupies (environ 156.000 euros). Il devrait rassembler 15.000 personnes venant du monde entier. Parmi eux, pas seulement des croyants et des fidèles. Il y aura aussi des scientifiques, des universitaires et des critiques. Les indologistes seront nombreux pour êtres témoins de la résurrection d’un rite millénaire. Mais des scientifiques au premier rang desquels V.P.N. Namboodiri, doivent venir enquêter sur les impacts de la manifestation sur l’environnement.

La manifestation pourra facilement être critiquée par certains environnementalistes. Personne n’a eu la malignité de calculer le bilan carbone du déplacement de 15.000 personnes sur un site reculé, de la combustion d’un grand feu pendant 12 jours, etc… Mais si la tradition peut apporter sa contribution à la sensibilisation de la population à l’importance de la cause environnementale, peut-être que cet événement aura finalement un impact positif ?

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