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Green et vert

Soleil vert (1973)

/ Amérique du nord

Soleil Vert peut être considéré comme le premier de son genre: un film d’anticipation à vocation écologiste. Même s’il n’est pas le seul film de l’époque à envisager un futur sombre, inhumain (voir THX 1138 de Georges Lucas), il pense directement à la destruction de la nature par l’Homme. Une question qui apparait terriblement actuelle, mais qui faisait déjà réfléchir en 1973.

© Ross Mayfield

Synopsis : En 2022, les ressources de la terre sont quasiment épuisées… C’est d’ailleurs ainsi que commence le film : par des images du progrès humain et de la pollution engendrée, à un rythme de plus en plus saccadé. Comme pour rappeler l’urgence de la situation.

Plus de ressources pour vivre donc, alors que la population mondiale explose (en 1973, l’époque était encore au baby-boom). Une ségrégation entre riches, pouvant accéder à des aliments naturels, et le reste de la population, soumis au rationnement et se nourrissant d’aliments synthétiques: le soylent vert (contraction de soybean et lentil : soja-lentille) supposé être à base de plancton. Est-ce bien là toute la vérité?
Au cours de l’histoire, le héros, Thorn (interprété par Charlton Heston), s’aperçoit que le soylent cache une tout autre composition… (on ne dira pas quoi pour ne pas gâcher la surprise!)

Contexte : Le film anticipe beaucoup sur les problématiques d’aujourd’hui. Pourtant dès les années 70, les questions de protection de l’environnement se font entendre. Le film, réalisé par Richard Fleischer, est lui-même adapté d’un roman d’Harry Harrison, Make room, make room (littéralement « Poussez-vous ! Faites place !»). Ce dernier posait déjà la question d’une surpopulation, reprenant les théories de Malthus sur le contrôle des naissances. A la même période se développe le mouvement hippie, qui milite aussi pour le respect de la nature; et le Club de Rome publie ses premiers ouvrages. Surtout, 1973 est l’année du premier choc pétrolier, qui met fin au mythe de l’énergie inépuisable à bon marché. Mais restons positifs! C’est aussi l’époque des premières mesures environnementales comme le Clean air Act, voté par le Congrès américain pourtant républicain en 1970, limitant les émissions de gaz en ville.

Quant au film, il a obtenu le grand prix du festival d’Avoriaz. Il a pourtant fallu attendre trente ans pour que la question de la limite des ressources ne devienne finalement une préoccupation générale.

Voir le teaser du film ici.


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