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Le casse-tête des déchets du tsunami

Japon / / Asie

Le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars dernier n’ont pas seulement fait des milliers de victimes et déclenché une fuite radioactive. Ils ont dévasté des maisons, des voitures, des bateaux, des avions… dont il faut maintenant se débarrasser. Un vrai casse-tête.

Après le séisme et le tsunami se pose le problème de la gestion des gravats et autres déchets, comme ici à Iwate, l'une des préfectures les plus touchées. © U. S. Navy (Wikimédia Commons)

Montagne de gravats et de problèmes

Selon les estimations officielles, les préfectures de Miyagi, Iwate et Fukushima seraient recouvertes par plus de 25 millions de tonnes de débris de construction. Cela ne prend pas en compte les dizaines de milliers de véhicules endommagés. 25 millions de tonnes, c’est 1,7 fois plus que la masse de déchets générée par le grand tremblement de terre de Kobe de 1995. A l’époque, il avait fallu… 3 ans pour se débarrasser des gravats. La préfecture de Hyogo avait pourtant utilisé une grande partie de ces déchets pour construire des digues et récupérer de la surface terrestre sur la mer, afin de lancer de grands projets immobiliers. Cette solution rapide n’est pas envisageable cette fois-ci, puisque les côtes environnant les zones touchées n’ont que des fonds marins très profonds.

Manque de place

Alors il faut trier, recycler, détruire, brûler, enfouir… Les préfectures touchées sont loin d’avoir suffisamment d’unités d’enfouissement ou de traitement. Le ministère de l’environnement a décidé de faire appel à Tokyo et 41 autres préfectures pour aider à se débarrasser de ces déchets. Les administrations de ces préfectures ont été priées de fournir un décompte de leurs capacités de traitement qu’elles pouvaient mettre à disposition. Un mois après avoir ces chiffres en mains, le gouvernement central publiera un résumé des capacités nationales et mettra en place un plan de gestion. Les frais de transport des déchets entre les préfectures seront entièrement pris en charge par l’administration centrale.

Le casse-tête public des objets personnels

L’implication certes bienvenue de tout le pays dans ce problème, ne permettra cependant pas de résoudre un casse-tête difficile à imaginer. Par exemple, les équipes de nettoyage sont confrontées aux demandes des survivants de conserver leurs albums de photos, différents objets et souvenirs d’une grande valeur sentimentale pour eux. Cela ralentit considérablement les travaux. Autre difficulté, le déplacement des voitures, bateaux et autres véhicules doit faire l’objet d’une autorisation de son propriétaire. Il faut d’abord identifier ces propriétaires, pas forcément facile quand la voiture a été portée à plusieurs kilomètres du domicile par les flots du tsunami.

Les conséquences diverses de cette catastrophe naturelle se feront malheureusement sentir pendant des années. Et ce n’est pas seulement les radiations de la centrale de Fukushima qui vont rendre la vie difficile à tout un peuple.

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