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Le prix du carburant réduit la consommation… et les émissions

Vietnam / / Asie

Avec l’augmentation brutale du prix de l’essence depuis le début de l’année, les propriétaires de véhicules personnels cherchent comment contenir leur facture carburant. Et les solutions sont, évidemment, profitables à l’environnement.

La flambée des prix de l'essence oblige les Vietnamiens à chercher des alternatives aux transports personnels motorisés. © Northboer (Wikimédia Commons)

Le pétrole flambe, les économies aussi

Le litre d’essence est passé en début d’année à 21.300 dôngs par litre (environ 70 centimes d’euros). Pour les motocyclistes qui font des trajets urbains, très nombreux dans les métropoles du Vietnam, cela signifie une facture de carburant qui monte de 300.000 dôngs (environ 10 euros) à la fin du mois. Pour un automobiliste qui a une voiture de petite cylindrée, la facture s’alourdit de 600.000 dôngs environ (près de 20 euros). Les propriétaires de grosses cylindrées sont encore plus affectés.

La mauvaise nouvelle est donc économique, mais la bonne vient de la réaction massive adoptée par les conducteurs. Pour contrôler leur budget, beaucoup se tournent vers les transports en communs pour se rendre au travail. D’autres ont (ré-)adopté le vélo. Ceux qui ne peuvent vraiment pas se passer de leur véhicule ne sont pas restés inactifs. Changement pour un carburant bio ou le GNL, adoption d’une conduite plus économique, diminution des trajets… toutes les solutions sont considérées.

Le GNL, bon pour l’épargne et l’environnement

Notamment, la grande mode du moment, c’est l’utilisation du Gaz Naturel Liquéfié. Nguyen Thu Trang, la directrice de l’entreprise de distribution nationale de GNL, s’en frotte les mains. Sa société a installé des stations-service au GNL, et compte bien surfer sur la vague du pétrole cher.

Le GNL est devenu une excellente alternative maintenant que le pétrole vaut de l’or. Si les prix restent où ils sont, l’adoption du GNL peut apporter des économies de 1,2 à 1,3 millions de dôngs (de 40 à 43 euros) par mois pour ceux qui conduisent 180 kilomètres par jour. Et en attendant, avec la crise en Lybie, le pétrole continue d’augmenter…

Ces tactiques individuelles, visant à réduire la facture transport, est la réponse à un problème économique qui a des résultats dans la sphère écologique. Réduire la consommation, ça réduit évidemment les émissions de CO2. Moins évident : adopter le GNL, aussi ! Selon Huynh Kim Tuoc, directeur du centre d’économies d’énergies, l’utilisation du GNL permet de réduire les émissions de NO2 de 20% et celles de CO2 de 60% par rapport à l’essence. Comme quoi, pas de secret : le levier économique est le meilleur pour diminuer les émissions. En tous cas, bien meilleur que celui du jeu sur la bonne conscience du citoyen !

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