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Catlin Arctic Survey 2011: 9e semaine

La nuit n’existe plus, les températures montent et la vie marine arctique foisonne dans les échantillons. Il est l’heure pour l’équipe du Catlin Arctic Survey de boucler ses valises.

En effet, comme son nom l’indique, le camp de glace Catlin est construit sur la glace qui, l’été, se transforme en océan. Par ailleurs, les explorateurs ont signalé qu’ils rencontraient de plus en plus d’eau au fur et à mesure de leur périple vers le sud. L’équipage se prépare donc à retourner chez lui dans les jours à venir.

Dernières carottes de glace avant le départ vers les labos. © Catlin Arctic Survey 2011

Non seulement, le personnel doit quitter la banquise par avion, mais l’équipement aussi. Et il faudra faire bien attention que les échantillons d’eau et de vie marine recueillis au cours des deux derniers mois ne fondent pas pendant le voyage. Ils seront donc transportés dans de grandes boîtes en plastique solides remplies de glace.

Mais avant de plier bagage, il reste quelques expériences à réaliser, des laboratoires à déplier et quelques journées de prélèvement final. Alors que les scientifiques ne pourront pas produire d’observations détaillées de leurs recherches avant leur retour dans leurs instituts de recherche, les explorateurs disposent, eux, d’un instrument scientifique fournissant des informations sur ce qui se passe dans l’océan Arctique à l’heure actuelle. Cet appareil est une sonde de conductivité, température et profondeur qui mesure la salinité de l’eau, sa température et sa profondeur.

Les explorateurs ont pu envoyer ces informations au siège du Catlin Arctic Survey, à Londres. Dr Tim Cullingford, responsable scientifique de l’expédition, explique ce qu’elles signifient.

Chaque jour, le scientifique Adrian McCallum remonte la sonde Castaway par un trou percé dans la glace à 100 mètres de profondeur. L’appareil récupéré indique la température et la salinité de la mer à l’écran.

Lecture du Castaway, envoyée par satellite à Londres, le 12 avril. Illustration (à gauche) de la banquise et de l’océan à 100 mètres de profondeur. © Catlin Arctic Survey 2011

Vous voyez sur l’image qu’à environ 40 mètres de profondeur, les niveaux de salinité restent inchangés. Entre 40 et 100 mètres, en revanche, le niveau de salinité augmente progressivement. On en conclut donc qu’il existe, sous la banquise, une couche d’eau plus douce (moins salée) qui repose sur une eau présentant un gradient de salinité de plus en plus important jusqu’à au moins 100 mètres de profondeur.

La semaine prochaine, pour le dernier article du Catlin Arctic Survey 2011, nous vous présenterons les premières impressions des explorateurs et scientifiques au terme de leur expédition.

Retrouvez les épisodes précédents en cliquant sur le tag Catlin Arctic Survey.

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