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Le développement durable enseigné à l’école

Argentine / / Amérique du sud

Un manuel d’éducation environnementale destiné aux enseignants sera bientôt disponible dans plus de 104.000 établissements scolaires. Une publication qui remet en cause le modèle agricole actuel et suscite la polémique parmi les défenseurs de l’agriculture intensive.

Un “petit livre vert”

Élaboré conjointement par le Ministère de l’Éducation et par le Secrétariat à l’Environnement et au Développement Durable, le manuel d’éducation environnementale sera accompagné d’un CD et distribué dans les bibliothèques des écoles primaires, des collèges et des lycées sur l’ensemble du territoire. Au total, 350.000 exemplaires seront imprimés, auxquels auront accès 900.000 professeurs. Le ministre de l’éducation, Alberto Sileoni, a déclaré:

À travers cette initiative, nous voulons que les enseignants s’approprient le sujet et l’introduise dans les salles de classe.

Le gouvernement souhaite que les thèmes du développement durable soient abordés dès le plus jeune âge et prévoit dans un second temps de former 10.000 enseignants à ces sujets.

Les manuels mettent l’accent sur “l’éducation politique” liée aux thématiques environnementales et font référence au “débat concernant le mode de développement contemporain, les relations de pouvoir qui le soutiennent, les injustices qu’il génère”.

L’opposition à l’agriculture conventionnelle

Des sujets sensibles sont traités, comme la financiarisation croissante de l’agriculture à travers les “pools de culture” (pools de siembra). Ce modèle agricole qui prospère en Argentine permet à des investisseurs de se regrouper pour louer d’immenses quantités de terres, dont le travail est ensuite sous-traité à des entreprises cherchant à maximiser les bénéfices à court-terme, aux dépens parfois des considérations environnementales.

Les manuels évoquent notamment le manque de conscience des producteurs au niveau de la planification de l’utilisation des sols et de leur préservation, ainsi que la transformation des processus de travail (mécanisation) et ses conséquences sur l’emploi et l’exode des populations rurales.

Ces prises de position contre le modèle d’agriculture intensive qui prévaut à l’heure actuelle ont provoqué une véritable levée de boucliers dans le secteur de l’agrobusiness. Le gouvernement n’en est pas à sa première passe d’armes avec les producteurs agricoles, qui estiment pour leur part que la croissance économique qu’a connu l’Argentine au cours des dernières années n’aurait pas été possible sans eux.

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