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Bannir les pages jaunes pour être plus vert

USA / / Amérique du nord

Après les sacs en plastique, San Francisco pourrait devenir la première ville américaine à bannir la distribution automatique de l’annuaire des Pages Jaunes. Toutefois, le projet tarde à convaincre cette ville écolo par excellence.

Des pages qui donnent la jaunisse à l’environnement

En février, le Conseil des Superviseurs de la ville avait présenté un projet de loi pour réduire la publication des Pages Jaunes, plus d’un million et demi d’exemplaires à présent. Selon leur président, David Chiu, cela ne répond plus aux besoins des entreprises du 21ème siècle, et la grande majorité des annuaires finiraient à la poubelle sans être déballés. On estime à 54 millions de dollars la collecte des annuaires périmés et 9 millions leur recyclage pour l’ensemble du pays.

La ville de Seattle avait déjà introduit la possibilité de refuser la livraison des annuaires, mais la proposition de San Francisco va plus loin et pourrait créer des problèmes législatifs. Une étude promise pour le 10 mai devrait aider la ville à trancher.

Les entreprises privées contre le projet de loi

En effet, avec le projet de loi, les compagnies relayant les Pages Jaunes devront contacter chaque consommateur pour obtenir son accord pour la livraison de l’annuaire. Sans autorisation, les compagnies pourront recevoir jusqu’à 500 dollars d’amende par violation de la loi, appliquée par le Ministère de l’Environnement.

Des représentants des Pages Jaunes ont rencontré les membres du conseil pour exprimer leurs inquiétudes : le projet de loi irait contre la liberté de distribution. Ils soutiennent cependant la diminution de la publication sur la base du refus initié par les consommateurs, comme à Seattle, grâce à un site internet (yellowpagesoptout.com).

Le déclassement face à Internet

Jusqu’à présent, les projets de loi aussi stricts que celui-ci ont été refusés. Le maire de San Francisco apporte son soutien mais veut d’abord évaluer l’impact sur les petites entreprises et les consommateurs. La plupart des entreprises contactées utilisent l’Internet plutôt que l’annuaire mais ont peur de perdre les clients qui ne seraient pas familiers à l’ordinateur, ainsi que les personnes âgées ou démunies.

Rien ne changerait pour les Pages Blanches dont la distribution générale est mandaté par le droit étatique. Les annuaires combinant les deux seraient soumis à la même loi que les Pages Jaunes seules.

sfgate.com

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