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Green et vert

Le green des parcours de golf de plus en plus vert?

Canada / / Amérique du nord

Le club de Golf Griffon des Sources s'est converti à une gestion écologique pour épargner les gaspillages, d'eau surtout. © Alan Morton

Les terrains de golf uniformes vert vif, et leur aspect photogénique, sont un fardeau de pesticide et de gaspillage d’eau pour l’environnement. Le Canada a développé l’utilisation d’une certification écolo.

Le golf, une verdure destructrice

Depuis les années 60, rien ne vaut un beau terrain de golf vert émeraude, sans mauvaise herbe, peu importe la quantité d’eau et de produits chimiques nécessaires à l’entretien. Les écologistes voient ces terrains comme une cicatrice verte dans le paysage et font de leur mieux pour alerter les adeptes.

L’excès d’engrais finit dans les rivières et encourage le développement d’algues toxiques. Le gazon coupé très court est la cible idéale pour les parasites, donc on double les doses d’engrais et c’est le début du cercle vicieux.

Enfin, selon une étude de l’organisation de recherche environnementale World Watch,

Les terrains de golf sont par nature un gaspillage

Il faut 9 milliards de litres d’eau par jour pour arroser les terrains de golf dans le monde, soit les besoins quotidiens en eau de 4.7 milliards de personnes.

Comment rendre le sport plus nature

L’organisation éducative environnementale Audubon International, elle, soutient qu’un terrain de golf est moins nocif que l’agriculture intensive, et plus écolo qu’un lotissement ou un centre commercial. Pour arranger la situation, ce groupe a créé un programme (Audubon Cooperative Sanctuary Program) en 1991 pour officialiser les standards de bonne pratique pour le respect de la nature, la consommation d’eau et l’engrais. Sur 2.400 terrains au Canada, 89 sont certifiés et 160 en attente de validation. Seul un pesticide est absolument indispensable en raison du climat canadien, pour contrôler la moisissure destructrice qui se développe sous la neige.

Entouré de cours d’eau, le Ballantrae Golf Club près de Toronto est un modèle du genre. Le système d’irrigation du golf recycle plusieurs fois son eau, conservées dans 5 mares étanches interconnectées. 70% de la surface est couverte de fétuque, graminée qui n’a pas besoin d’irrigation, et ne demande que très peu de pesticides. Le parcours de golf, des bois et de la verdure constituent les 30% restants.

La loi exige des clubs de golf un usage réfléchi des pesticides, et dès juin 2011, ils devront rendre compte de cette utilisation par Internet.

D’autres, comme le Golf Griffon Des Sources à Québec, ont fait le choix de l’énergie éolienne et d’une attention redoublée pour l’environnement (protection de la faune, compost), et sont sur la défensive face aux critiques des écologistes. Comme l’explique Alan Morton, le surintendant:

L’environnement et le développement durable sont parmi nos plus grandes priorités. Les environnementalistes devraient être réalistes et responsables.

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