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L’immobilier grimpe grâce aux pistes cyclables

Australie / / Océanie

Après avoir essuyé menaces et protestations, le réseau de pistes cyclables de Sydney séduit, aussi bien les environnementalistes que les agents immobiliers : avoir un bout de piste près de chez soi ferait monter l’intérêt et les prix !

Le vélo, bon pour les prix des maisons

La nouvelle est arrivée le 1er avril dans un reportage de Fairfax Media. Mais plusieurs semaines plus tard, force est de constater que ce  n’est pas un poisson d’avril : les pistes cyclables sont bonnes pour la santé, l’environnement… et la valeur de l’immobilier.

Les riverains étaient d’abord sceptiques, contrariés de perdre leur trottoir ou le parking sur la rue, mais ils s’y sont fait : la ville a aussi installé des lampadaires et planté des arbres, les rues ont des allures parisiennes et les maisons ont gagné jusqu’à 100.000 dollars de valeur. C’est la preuve tangible des bénéfices apportés par des infrastructures sociales améliorées. On peut donc maintenant s’appuyer sur les enjeux économiques pour faire accepter les nouvelles propositions de développement de pistes cyclables. Vu leur prix, il faut pouvoir prouver le lien avec une économie croissante. La priorité doit donc être donnée à la collecte de données et à une méthodologie pour évaluer les profits.

Un cycliste consomme plus… sauf l’énergie

Le point sensible reste le parking sur la rue, c’est l’argument clé des opposants aux projets : s’il n’y a plus de parking,  les gens déménageront. L’autre idée reçue selon laquelle les cyclistes dépensent moins a été démontrée comme fausse. Une étude (Bike parking in shopping trips, Alison Lee, 2007) montre que les cyclistes génèrent 3,6 fois plus de dépenses, pour moins de frais au mètre carré utilisé pour entreposer le véhicule. Cette étude va dans le même sens qu’un modèle et une recherche aux USA, démontrant qu’une piste cyclable a un effet positif ou nul mais en aucun cas négatif. L’expérience de Vancouver semble également confirmer les faits.

Le problème en Australie est de rassembler les données : dur de convaincre du changement si on ne peut pas le mesurer. Par exemple, on connait le trafic sur une nouvelle piste cyclable en bordure d’autoroute et la popularité de la zone, mais il n’y a pas assez de chiffres sur les cyclistes avant la construction de la piste ou même sur les mouvements de population.

En attendant, à Sydney, le bilan est positif : les partisans du projet, leurs portefeuilles et leurs tours de taille s’en portent tous mieux.

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