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Le dangereux problème des "déchets de guerre"

/ Afrique

En Libye, la guerre laisse derrière elle des milliers de munitions non-explosées. Des ONG présentes sur le terrain essayent de les rendre inoffensives et de les recenser, mais les opérations militaires en cours rendent le travail difficile. Le risque étant qu’elles fassent des morts même après la fin des combats.

Même après la guerre, les munitions non-explosées risquent de tuer ou blesser les civils. Mais impossible de déminer tant que le conflit dure. © Bernd.Brincken (Wikimédia Commons)

La guerre passe, les bombes restent

Il est impossible d’estimer le nombre de ces UXO (Un-eXploded Ordnance) car à Tobrouk et Benghazi des bunkers abritant des stocks d’armes ont été détruits par les troupes de Kadhafi. Résultat : rockets, obus, et mortiers ont été éparpillées un peu partout et les habitants récupèrent le métal pour le revendre, et les explosifs pour pêcher, au risque d’être tués ou blessés par une explosion.

Selon l’UNMAS (United Nations Mine Action Service), la situation est sous-évaluée car de nombreux endroits concernés sont en zone de combat, où il est trop dangereux d’aller.

Il n’y a pas d’impact immédiat car les habitants des villes des zones de combat sont partis à l’Est, vers Benghazi. Le problème surviendra quand les personnes déplacées retourneront chez elles

, a indiqué le porte-parole de l’UNMAS, Tekimiti Gilbert.

Le dur travail des ONG contre les UXO

L’ONG Mine Action Group (MAG) travaille sur le problème avec les ONG Swiss Demining Group des Overseas Civilians Contractors, DanChurchAid et le  CICR . Il n’y a pas que les pièces d’artillerie qui soient un danger : un avion de chasse s’est écrasé près de Benghazi avec des munitions intactes, qu’il a fallu neutraliser. Selon Herby Elmazi, délégué des opérations de nettoyage du CICR :

Notre action va être étendue à Misrata, qui est déchirée par le conflit, dans un futur proche.

De son côté, Handicap International s’est associé au Mouvement Scout libyen pour sensibiliser la population aux dangers encourus.

Depuis que le conflit a éclaté en Libye à la mi-février, plusieurs rapports ont indiqué l’emploi de mines anti-véhicules ou anti-personnelles, et de bombes à sous-munitions (BASM)  par les deux camps. Le problème est que la Libye n’a jamais signé le traité d’interdiction des mines de 1997, ni la convention d’interdiction des BASM de 2008.

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