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Essor du commerce équitable local

Guatemala / / Amérique centrale

Les pays en développement font leur propre commerce équitable, qui ne concerne plus uniquement les producteurs agricoles. Des produits finis, élaborés le plus souvent par des femmes en situation précaire, sont désormais disponibles sur le marché interne.

Après avoir été destinés à l'export, les produits "commerce équitable" sont de plus en plus présents sur les marchés locaux. © Rohsstreetcafe (Wikimédia Commons)

Après l’offre, la demande

Pendant longtemps, les Guatémaltèques n’ont connu du commerce équitable que la partie productive, premier maillon de la chaîne qui permet à des coopératives d’agriculteurs d’exporter leur cacao ou leur café à des prix rétribuant dignement leur travail.

Mais depuis peu, une demande interne pour des produits issus du commerce équitable a fait son apparition, notamment en raison du grand nombre d’étrangers résidant au Guatemala. Née il y a 12 ans, cette tendance a permis à 2.048 personnes de retrouver une activité, des mères célibataires ou des veuves dans 70% des cas.

Produit locaux sur marché local

On trouve aujourd’hui sur le marché guatémaltèque de nombreuses denrées alimentaires généralement issues de l’agriculture biologique (sirops, confitures, conserves, miel, chocolat, café…), mais ce n’est pas tout. Les produits cosmétiques naturels (savon, teinture, crème, shampooing) se taillent une part de ce nouveau marché, ainsi que les vêtements fabriqués à partir de fibres naturelles.

Cette croissance ininterrompue est le fruit du travail d’associations comme le réseau Kuchubal, qui propose des crédits allant de 5.000 à 10.000 quetzals (entre 450 et 900 €) aux producteurs qui désirent se lancer dans l’aventure.

Plus dur que le commerce au long cours

Dans le secteur de l’alimentaire, l’obtention des autorisations de mise sur le marché est un processus particulièrement long et coûteux. Il est nécessaire de réaliser des études d’impact environnemental, avant de pouvoir demander l’enregistrement d’un produit auprès des autorités sanitaires.

La réussite de ces entreprises reste donc essentiellement conditionnée à l’accès au crédit. En règle générale, les candidats au commerce équitable local disposent de faibles capitaux et peuvent difficilement démarrer sans une assistance technique et financière.

Leur parcours est plus compliqué que pour le commerce équitable “classique”, destiné à l’exportation, pour lequel les producteurs bénéficient généralement de l’aide d’ONG. Mais il est aussi plus gratifiant, puisqu’il permet de vendre un savoir-faire, à travers des produits élaborés.

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