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Le meilleur biogazole provient des abattoirs

Mexique / / Amérique du nord

Les huiles végétales ne sont plus l’unique source de matière organique destinée à la production de biocarburants pour les moteurs diesel. Les résidus de graisses animales offrent une matière première bon marché aux caractéristiques excellentes, et permettent en plus la production de glycérol.

La graisse animale peut être transformée facilement en un biocarburant qui ne s'altère pas, sans dévorer de surface agricole

 

La graisse animale, source idéale de biodiesel

Valoriser les déchets provenant des abattoirs en fabriquant du gasoil, c’est non seulement possible, mais c’est aussi bien moins cher que d’avoir recours à des cultures d’oléagineux. Les quantités de matières premières disponibles sont si importantes, que divers organismes de la filière estiment que cette technique pourrait générer au moins 15% de la consommation énergétique du pays d’ici 2030.

Comme l’explique Georgina Sandoval Fabián, spécialiste en biotechnologie industrielle à Jalisco, la graisse bovine ou porcine récupérée dans les abattoirs offre une base excellente pour l’élaboration de biogazole. La réaction chimique mise en œuvre est la transestérification enzymatique, qui comme son nom l’indique, est catalysée par des enzymes obtenues à partir de micro-organismes, de plantes et de tissus animaux.

Ces enzymes sont biodégradables et ne sont pas affectées par le processus de transestérification. Sous une forme stable, associées à un support solide, il est possible de les recycler à l’intérieur des réacteurs afin de faire baisser les coûts de production et d’augmenter le rendement de biodiesel

, signale la chercheuse.

Un produit de meilleure qualité

Ce procédé permet de transformer la quasi-totalité de la graisse en carburant et de produire au passage du glycérol, un sous-produit de la réaction de transestérification très utilisé dans l’industrie des plastiques et des cosmétiques.

L’autre avantage de ce type de déchets est leur stabilité : beaucoup moins sensibles à l’oxydation que les biocarburants d’origine végétale, ils ne rancissent pas et ne provoquent ni mauvaises odeurs ni vapeurs toxiques. Leur haute teneur en graisses saturées offre également un excellent rendement du point de vue énergétique.

Georgina Sandoval Fabián souligne que ces nouveaux carburants sont conformes aux normes internationales d’énergies renouvelables et peuvent donc être mélangés au gasoil fossile pour être utilisés dans des moteurs diesel conventionnels.

Dans la filière traditionnelle utilisant des huiles végétales, celles-ci représentent entre 70 et 90% du prix de production de carburant ; c’est pourquoi il est plus économique de faire appel à des matières organiques recyclées, tels que les huiles usagées des restaurants ou les graisses animales provenant de l’abattage.

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