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Le secteur des télécoms sous pression pour arrêter le diesel

Inde / / Asie

Les opérateurs de télécoms indiens alimentent les tours de relais de téléphonie mobile au diesel. Un poids sur la facture pétrolière du pays et un gros contributeur aux émissions de GES. Les ONG veulent que ça change, et elles attaquent.

Tournant au diesel, les antennes-relais sont une importante source de pollution du fait de l'essor des mobiles en Inde. © Premkudva

 

 

 

 

 

 

Arnaque à la nature et aux finances publiques des télécoms

Comme beaucoup d’autres pays en voie de développement, l’Inde subventionne le pétrole. Une politique sociale destinée à aider les plus pauvres, mais qui a pour conséquence un abus du diesel dans le privé. Ainsi, les sociétés de télécoms ont une fâcheuse tendance à alimenter leurs tours de relais avec des générateurs diesels, profitant ainsi de la subvention. Cette utilisation massive occasionne selon certains une charge superflue de 26 milliards de roupies (près de 400 millions d’euros) sur le budget national.

Cette double entourloupe aux finances publiques et à l’environnement exaspère les défenseurs de la nature. Greenpeace a ainsi organisé une grande manifestation devant le siège de Bharti Airtel à Gurgaon. Armés d’une pétition signée par 50.000 personnes, les représentants de l’ONG ont été reçus par un comité de dirigeants du plus grand acteur des télécoms indiennes. Mais la société ne s’est pas engagée à changer sa politique.

Manque de bonne volonté

Mrinmoy Chattaraj, membre du groupe climat et énergie au sein de Greenpeace India, est déçu.

Bharti Airtel a une vraie opportunité de se poser comme référence du secteur. Leur fameux esprit de leadership devrait être mis au service des ENR et prouver que les affaires peuvent être florissantes, aussi si elles s’alimentent en respectant la planète.

Conscient du potentiel de réduction de GES qu’aurait le passage des tours de communication du diesel aux ENR, le gouvernement indien a mis en place une commission sur le sujet en fin d’année dernière. Les solutions sont là. Mais il faudra la volonté de la part des acteurs du privé pour que les choses changent. La pression des ONG fera-t-elle changer les mentalités ? Rien n’est moins sûr.

Pour en savoir plus, indiablooms.com

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