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Moins de fumée grâce au bois de chauffage certifié

Chili / / Amérique du sud

Brûler du bois contenant 25% maximum d’humidité permet de réduire de 20% les émissions polluantes. La création d’un système de certification nationale permet désormais aux utilisateurs d’acheter du bois de meilleure qualité provenant de forêts gérées durablement.

Selon une étude, le chauffage au bois sec réduirait considérablement les émissions de CO2. © Der schöne Tod (Wikimédia Commons)

Le Chili encrassé par le bois de chauffage

Mince bande de terre coincée entre l’océan Pacifique et la cordillère des Andes, le Chili se retrouve tous les hivers coiffé d’un épais manteau de brume venu de la mer. Il vient amplifier les problèmes de pollution atmosphérique auxquelles sont confrontées les agglomérations du sud du pays.

Les autorités étudient des pistes pour rendre l’air plus respirable au cours de cette période. Ainsi, elles s’intéressent depuis quelques années à la réduction des particules issues de la combustion du bois de chauffage.

Une étude réalisée en 2008 par la DICTUC (Direction d’investigations scientifiques et technologiques de l’université catholique) dans les villes de Temuco et de Padre de las Casas a montré que l’humidité du bois brûlé faisait partie des paramètres ayant le plus d’incidence sur la pollution générée.

Sécher le bois pour réduire les émissions

Selon Jaime López, directeur général de la Corporation de certification de bois de chauffage, la sélection d’un bois suffisamment sec permet de réduire de 20% les émissions de particules.

Cet organisme assure la gestion du SNCL, le Système national de certification de bois de chauffage, qui garantit aux consommateurs le respect de plusieurs principes essentiels.

Le label impose que le bois vendu provienne d’exploitations forestières gérées durablement. Il oblige les vendeurs à fournir à leurs clients toutes les informations relatives à la qualité du bois de chauffage : essence, quantité et taux d’humidité, qui ne doit en aucun cas dépasser 25%.

Associée à d’autres mesures comme l’isolation adéquate des logements et l’utilisation de cheminées ou de poêles à bois à double combustion, cette initiative devrait permettre de réduire de manière sensible les émissions de particules provoquées par la combustion du bois de chauffage.

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