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Les arbres de la forêt tropicale porteront désormais des codes barres

Libéria / / Afrique

Suite à la signature d’un accord avec l’Union européenne, le Liberia va placer des codes barres sur tous ses arbres précieux afin de protéger ses forêts tropicales de l’abattage sauvage. Le consumérisme et la protection de l’environnement font pour la première fois un mariage d’amour !

L’Europe prend ses responsabilités

L’Europe, le plus gros client en bois du Libéria, veut s’assurer que tout le bois qui pénètre sur son territoire est abattu dans le respect des lois. Pendant la guerre civile qui a déchiré le pays, les Seigneurs de guerre se finançaient entre autres en abattant sauvagement des arbres précieux. Le Libéria abrite près des deux tiers de la forêt tropicale d’Afrique Occidentale, soit plus de 4 millions d’hectares. Ses forêts sont le domicile du seul troupeau connu d’hippopotames nains, ainsi que d’animaux rares comme la mangouste du Libéria, le singe Diana et la Jentink duiker, la plus petite antilope du monde.

Une technologie de pointe

Des compagnies suisses et britanniques, SGS et Helveta sont derrière ce système de traçage, “le plus avancé du monde”. Grâce à ce système (comme on peut le voir sur la vidéo), chaque arbre coupé dans la forêt reçoit un code barre qui permettra de pouvoir retrouver la provenance de chaque planche et de la faire correspondre à une souche dans la forêt.

Helveta a déjà étiqueté 30.000 arbres sur les 200.000 prévus à l’export pour des acheteurs approuvés par l’UE.

Un projet original ?

“Étiqueter les arbres, cela vous semble peut-être bizarre, mais cela n’a pas choqué la population locale ! D’une manière ou l’autre, elle a toujours marqué les arbres avec de la peinture et de l’argile. Nous utilisons juste des méthodes high-tech. Cela se fait petit à petit car il y a des milliers d’hectares. Il faut veiller à ce que le support plastique du code ne casse pas quand l’arbre grandit. Si l’écorce est particulièrement dure, on a parfois besoin d’y clouer le code, ou bien, on doit enlever un bout d’écorce mais en courant le risque qu’elle repousse dessus. Parfois, il faut ré-étiqueter l’arbre au bout de quelques années”, déclare Simon Bates, de Helveta.

Grâce au satellite, n’importe quel officier des douanes peut savoir précisément l’origine d’une planche, à 25 mètres près. L’acheteur peut aussi sur le champ vérifier la qualité du tronc, son espèce et sa taille.

Cette technologie n’est pas encore parfaite mais elle pourrait offrir une façon viable de stimuler une économie verte. Dans ce sens, le Libéria pourrait devenir un pionnier dans l’utilisation durable des forêts.

Lire aussi : worldgreen et treehugger.

Pour en savoir plus: l’expertise d’un chercheur de Yale sur le sujet.

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