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Green et vert

Svalbard, à la limite du Pôle nord

Norvège / / Europe

Jour 1 : Mathilde Goanec arrive à Svalbard.

Nous survolons une terre noire comme le charbon qu’elle recèle, blanche comme la neige qui la recouvre. Il est 23 h 30, l’île de Spitzberg s’étale sous nos yeux, dans la pleine lumière du soleil de minuit. Ici, 78eme parallèle Nord, la nuit ne tombe plus du mois d’avril au mois d’août. A l’inverse, l’archipel de Svalbard est recouvert d’une obscurité plus ou moins bleutée six mois par an… L’avion se pose sur la piste d’un aéroport minuscule, planté au bord de l’eau. Nous sommes à 3043 km de Londres, 2611 de Moscou, et à 957 de Tromsö, la ville norvégienne la plus proche. Loin, très loin de la vieille Europe donc, mais à 1000 kilomètres seulement du Pôle Nord.

Juridiquement, l’archipel de Svalbard est sous souveraineté norvégienne, mais régi par un statut international, qui permet à qui veut de s’y installer. Une bizarrerie de l’histoire, qui date du Traité de Versailles au sortir de la Première guerre mondiale. Toute activité militaire y est formellement proscrite, et les Norvégiens ont au fil des décennies élaboré des règles très strictes afin de protéger l’environnement polaire des îles, qui sont les terres habitées de façon permanente les plus au Nord du monde.

Le bus nous conduit à Longyearbyen, la principale ville de l’île. Plutôt un gros village de maisons colorées, hérissé de poteaux électriques en bois. Les anciennes installations minières, qui subsistent ça et là, rappellent que le charbon fait la richesse de l’île depuis le début du 20ème siècle. C’est un gros bourg aux allures de Far-West polaire, dominé par les glaciers. Très peu de voitures, mais des motoneiges garés devant chaque maison. Pour parcourir les vallées glacières de l’île, c’est le moyen de locomotion privilégié de habitants, quand ils ne partent pas à ski ou en chiens de traîneaux. A quelques heures de bateau se trouve le deuxième village de l’île, Barensburg, peuplé de Russes et d’Ukrainiens. En vertu du fameux statut international de l’archipel, la Russie voisine a en effet su négocier sa présence sur place, et n’entend, sous aucun prétexte, quitter les paysages glacés de Svalbard….

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A la découverte de… :

L’archipel de Svalbard est réputé pour sa nature inhospitalière, son climat extrême mais aussi pour la première réserve mondiale de semence. Pendant une semaine, vivez les aventures de Mathilde Goanec, correspondante de Green et Vert au royaume de l’ours polaire.

Retrouvez les autres épisodes ci-dessous :

Épisode 2 : Longyaerbyen, une cité idéale? Mathilde découvre la principale ville de Svalbard.

Épisode 3 : Lucie ou la vie polaire. Rencontre avec une étudiante française.

Épisode 4 : Jamais sans mon fusil ! Le port d’arme à feu, une nécessité dans l’archipel.

Épisode 5 : Le charbon, sale… mais indispensable à la survie sur l’île. Mathilde interroge Snore Olaussen, responsable universitaire du CO2 Lab, au sujet du charbon, principale ressource de Svalbard.

Épisode 6 : A l’intérieur de la réserve mondiale de semences. Visite du conservatoire mondial de semences.

Épisode 7 : Un projet mythique, mais controversé. Le conservatoire mondial de semences n’est pas exempt de polémiques.

Épisode 8 : Côté russe. Mathilde termine son périple par une visite du village russe de Barentsburg.

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