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La centrale de Fort Calhoun envahie par les eaux!

USA / / Amérique du nord

Moins de 3 mois après le tsunami de Fukushima, la crue du Missouri et les inondations font frémir le Nebraska : la centrale nucléaire de Fort Calhoun est sous la menace de la montée des eaux et fermée jusqu’à nouvel ordre.

C’est un coup de chance qui vaut à Fort Calhoun une relative sécurité depuis les inondations qui frappent le Nebraska. Car en mai, il est tombé l’équivalent d’un an de précipitations dans le Montana, le Dakota du Nord et le Dakota du Sud, états traversés par le Missouri. En plus de  la fonte précoce des neiges, le niveau de la rivière a donc dépassé les normes et inondé la région où se trouve la centrale.

Fort heureusement, la centrale de Fort Calhoun faisait l’objet de rénovations et de fortifications il y a un an : de nouvelles portes en acier pour protéger les réacteurs et des barrages de 2,5 mètres autour du reste de la centrale. Des installations censées résister à des crues jusqu’à 300m au dessus du niveau de la mer.

Fermée depuis avril

Par prudence, la centrale, qui avait été fermée en avril pour réapprovisionnement, ne sera pas rouverte tant que la menace des inondations existe. Sa situation n’inquiète pas encore la Commission régulatoire nucléaire, laquelle avait pourtant exigé les travaux de rénovation de l’an dernier.

Sans ces travaux, et donc sans alimentation extérieure en courant,  les pompes de refroidissement de la centrale se seraient déjà arrêtées à l’heure actuelle. Et il aurait été impossible d’arrêter le fonctionnement de la centrale. Cela fait froid dans le dos de savoir que, jusqu’en 2009, personne n’avait relevé ce danger.

Depuis les inondations, des renforts ont été ajoutés et des sacs de sable ont été empilés pour faire face à un niveau de 200m au dessus du niveau de la mer. Dimanche 26 juin, l’un de ces renforts s’est bien écroulé mais la Commission régulatoire nucléaire réfute tout danger, grâce à la fermeture anticipée de la centrale.

Pas de scénario à la Fukushima

La méfiance vis-à-vis de Fort Calhoun s’était accrue quand un feu s’est déclaré début juin, créant une coupure d’électricité pendant une demi-heure. L’une des pompes de refroidissement s’est alors arrêtée, mais la température n’a augmenté que de 2 degrés, atteignant 82 Fahrenheit, loin des 212 requis indiquant des risques de fuites radioactives.

Même si la situation n’est pas comparable avec Fukushima, qui a été frappée par surprise par un véritable mur d’eau, la catastrophe au Japon a forcé à plus de prudence. Elle a aussi montré que la réaction humaine face à un accident de cette ampleur n’est pas entièrement prévisible. En attendant, on continue à empiler les sacs de sable et les barrières étanches…

Compléments d’information :

washingtontimes.com

huffingtonpost.com

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