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Le défi agricole

Angola / / Afrique

A cause de la guerre civile (1975-2002), l’Angola a perdu sa position de grand producteur agricole mondial. D’exportateur, il est alors devenu importateur de la majorité des aliments qu’il consomme. Mais aujourd’hui, ce déclin semble terminé. Rétablir une agriculture digne de ce nom est le grand défi auquel s’attèlent le peuple et les pouvoirs publics angolais.

Village angolais

L'activité économique en Angola pâtit des carences agricoles du pays. © RNW.nl

A la fin de la guerre, la part de l’agriculture dans le PIB angolais était de 8%. Avec la stabilité politico-militaire retrouvée, elle est passée à 10%. Le secteur est aujourd’hui le deuxième plus productif du pays, après l’industrie pétrolière.

Cependant, le mérite de l’agriculture angolaise ne se mesure pas uniquement par son potentiel économique mais surtout par les emplois qu’il génère. Deux tiers de la population sont concernés. La question de l’innovation et du développement agricoles se veut donc cruciale pour le futur du pays.

Les conclusions d’un séminaire, organisé par le Ministère de l’Agriculture, suggèrent que le modèle de développement agraire doit être centré sur l’agriculture familiale. De plus, ce soutien aux communautés rurales, dont dépendent environ 2,6 millions de familles, contribue à l’éradication de la faim et de la pauvreté dans ces populations.

Apports technologiques

Depuis 2009 déjà, les exploitations familiales reçoivent des semences et  des engrais qui visent à moderniser le travail dans les champs. A l’avenir, le défi consiste à renforcer l’assistance technique et surtout la commercialisation des produits agricoles. Relier la chaine de production aux marchés, de façon à faciliter l’écoulement des produits.

Une campagne de recrutement de techniciens aura ainsi lieu prochainement. Ces derniers se déplaceront de communes en communes afin d’interagir avec la population. Au-delà de ces mesures, la réhabilitation des infrastructures routières est également un point crucial pour accompagner la commercialisation des produits.

 

Le ministre de l’Agriculture a également reconnu la nécessité d’un échange d’expériences avec des entreprises étrangères. Afonso Canga souhaite beaucoup plus d’investissements extérieurs, notamment au travers de partenariats public-privé :

Cela ne suffit pas d’avoir beaucoup d’eau et de terre. Il est également nécessaire d’adopter de nouvelles technologies d’exploitation des ressources naturelles et les meilleures techniques mondiales en matière de préparation des sols, de semis, d’irrigation, de récolte et de commercialisation.

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