Source inépuisable sur le développement durable

Green et vert

Un incendie détruit l’une des plus grandes collections de reptiles du monde

Brésil / / Amérique du sud

Le 15 mai dernier à São Paulo, un incendie a détruit une grande partie de l’Institut Butantã. Une énorme collection de serpents, d’araignées et de scorpions a été perdue pour toujours. Des espèces en voie d’extinction ou déjà disparues ne pourront plus être étudiées. Plus au Brésil en tout cas.

Détruits nets par le feu. Les travaux de l’Institut Butantã d’une part. Des milliers de spécimens de reptiles et d’insectes d’autre part. Au total, plus de 70 000 espèces ne pourront plus être étudiées par les chercheurs brésiliens en bio-médecine. Fondé le 23 janvier 1901, l’institut pauliste produisait des vaccins et des sérums. Il comportait également un parc, des musées et des bibliothèques.

Par chance, l’incendie n’a pas causé de pertes humaines. Les locaux étaient vides au moment de l’incident, mais les flammes ont pu atteindre l’immeuble où les scientifiques procédaient habituellement à leurs recherches. Des milliers d’animaux déjà morts y étaient conservés dans le formol. Le conservateur de l’institut, Francisco Franco, déplore une perte incalculable :

Ce sont cent ans d’histoire qui sont partis en fumée. Je ne sais pas quoi dire d‘autre.

L’enquête policière qui a suivi privilégie la piste criminelle. Cinq personnes sont inculpées pour l’incendie, non par intention, mais pour cause d’irresponsabilité. La liste inclut le président de l‘institut, son directeur administratif, son directeur du laboratoire de l’écologie et de l’évolution, ainsi que deux chercheurs.

Le rapport établit que l’incendie a commencé dans la mezzanine, “construite de façon irrégulière, sans autorisation de la Préfecture, deux semaines avant l’incident”. A cet endroit avaient été placés des serpents vivants qui nécessitent un système de chauffage propre. Or, l’enceinte abritait des milliers de litres d’alcool conservant des spécimens morts.

Tout a été fait dans l’improvisation la plus totale dans le but de loger des chercheurs. Dans la pratique, la peine encourue par les responsables consisterait à peine en une réalisation de travaux d’intérêt général, puisqu‘aucun d‘entre eux ne possède de casier judiciaire.

Réagissez à cet article !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Derniers commentaires