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Les "terres rares" du Pacifique pourraient sauver l’industrie verte de l’archipel

/ Asie

Des scientifiques japonais ont découvert des réserves gigantesques de terres rares dans le Pacifique. Ces minerais sont notamment nécessaires à l’industrie des véhicules électriques. Cela pourrait permettre au Japon de se défaire de sa dépendance aux terres rares chinoises.

Echantillons de terres rares.

Des échantillons de terres rares. Au centre, au premier plan, le très cher neodymium. © Peggy Greb

La tension entre les géants japonais et chinois ne faiblit pas. Conflit autour des îles Senkaku, lancement annoncé d’un porte-avion par l’armée de libération populaire… Les sujets de friction sont nombreux. Et la Chine continue son marchandage, sur les terres rares.

Producteur de 90% des terres rares du monde, l’empire du milieu a récemment à nouveau réduit ses exportations. Le premier pays visé – et touché – c’est le Japon, dont l’industrie moderne dépend en partie de ces matériaux. Moteurs de voitures électriques, LED de puissance nécessaire pour les éclairages économes modernes, téléviseurs…

Tous ces produits nécessitent des métaux dérivés des terres rares. Alors, la découverte faite par une équipe de l’université de Tokyo, menée par le professeur Naotatsu Shikazono et publiée dans la revue anglaise Nature Geoscience le 3 juillet dernier, a une signification particulière.

Conflit territorial ?

Dans les eaux internationales de l’océan Pacifique, plus de 90 milliards de tonnes de terres rares ont été découvertes. Soit 800 fois plus que les 110 millions de tonnes qu’on trouve sur la surface terrestre. Naotatsu Shikazono se veut très optimiste sur leur exploitation.

Il se pourrait qu’une partie de ces réserves se trouve dans la zone économique exclusive japonaise (…) Même si les réserves sont situées en eaux profondes, le résultat est très significatif. Et je ne pense pas que l’exploitation en soit extrêmement compliquée.

En effet, les réserves maritimes sont plus adaptées à l’exploitation humaine que les réserves terrestres. En effet, ces dernières sont souvent radioactives, alors que les dépôts marins ne le sont pas.

Bouffée d’air pour l’économie japonaise

La découverte a réjouit les constructeurs de véhicules hybrides et électriques de l’archipel. En effet, le marché des terres rares s’envole depuis les mesures de contrôle des exportations décidées par la Chine.

A l’été 2010, le kg de dysprosium était côté entre 200 et 300 dollars. Il est passé à 1.900 – 2.000 dollars en juin 2011, et pourrait atteindre 4.000 dollars selon les traders japonais. Le neodymium est quant à lui passé de 310 à 420 dollars une semaine après les décrets chinois…

Espérons simplement que cette bonne nouvelle pour le Japon et pour l’industrie verte ne donnera pas lieu à de nouveaux conflits territoriaux pour l’exploitation de ces réserves !

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