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Interdiction de fumer dans la rue?

/ Océanie

La ville d’Auckland considère sérieusement d’interdire la cigarette dans le centre-ville et sous les abris-bus. L’un des plus grands employeurs du pays pense même à ne plus recruter de fumeurs.

Un fumeur dans une rue néo-zélandaise.

A défaut de fumer dans la rue, les amateurs de nicotine d'Auckland pourront toujours y faire du sport... ©Emily Walker (Flickr.com)

Le Conseil de Santé d’Auckland, qui emploie plus de 10.000 personnes, revoit son plan de recrutement, d’une manière controversée mais légale, pour ne plus employer de fumeurs. Au même moment, le conseil municipal d’Auckland veut raffermir ses mesures anti-cigarette, en empêchant les rassemblements de fumeurs au pied des immeubles dans le centre-ville.

Selon le président du conseil de sécurité pour la communauté, le conseil municipal n’a pas émis d’arrêté contre la cigarette en ville, seulement une série de lois “inapplicables” mises en place par les précédents conseils. Les fumeurs qui sortent de leurs immeubles pour leur pause forcent les passants à subir la fumée de cigarette et les exposent aux dangers du tabagisme passif.

De moins en moins populaire

Le conseil prévoit de consulter la communauté et de leur proposer un plan d’actions au conseil municipal, encouragé par la tendance favorable anti-fumeur du moment. Certains groupes de pression réclament même “une ville sans fumée”, puisque la majorité des habitants sont en fait non-fumeurs ou souhaitent arrêter.

Le service de transport de la ville, qui interdit la cigarette dans les abris-bus fermés, est favorable à une extension de l‘interdiction à l’ensemble des arrêts de bus.

La proposition du Conseil de Santé d’Auckland, elle, vise à étendre la mesure déjà en vigueur qui interdit depuis 5 ans à tout personnel, patient ou visiteur de fumer sur ses sites. Le syndicat des infirmiers semble s’y opposer, au nom du droit à l’égalité des chances. Le milieu infirmier a un taux élevé de fumeurs, 35%, contre 20% de moyenne nationale chez les adultes.

Approuvé par l’ONU

Cette idée est apparue au Conseil après la plainte d’un parent, contrarié que son enfant malade ait à subir les émanations de cigarette autour de l’hôpital Starship, spécialisé dans le traitement d’enfants atteints de maladies graves. Changer les critères de recrutement accentuerait la responsabilité des employés en tant que modèles pour les patients et le public.

De son côté, la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies confirme que les décisions anti-fumeurs ne sont pas illégales : les fumeurs ne font pas partie des groupes protégés contre la discrimination. Cela dit, il serait légalement difficile pour l’employeur de renvoyer un employé pour avoir fumé en dehors du lieu de travail, ce qui assouplirait un peu la mesure.

nzherald.co.nz

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Derniers commentaires

  1. humus

    L’idée est bonne et exemplaire, mais le problème, c’est qu’il faut SURTOUT arrêter la vente de tabac afin que cette loi soit applicable et valable.
    Par contre l’idée que les fumeurs soient discriminés par les anti-tabacs me fait rire. Ils n’ont pas à l’idée que si les anti-tabacs vont loin dans leur demande, c’est pour notre SANTE à tous. Et lorsqu’il est question de santé, il n’est certainement pas question de discrimination.
    Car peut-on accepter de se faire asphyxier librement et que les autres s’asphyxient ?
    Il y a des libertés, mais fumer n’est pas une liberté pour le fumeur c’est une aliénation. Donc libérons les aliénés !