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Les huit pays amazoniens veulent réguler la déforestation

/ Amérique du sud

Pour la première fois, sous l’égide de l’Organisation du Traité de coopération amazonienne (OCTA), un projet permettra de quantifier la déforestation et l’évolution des ressources hydriques en utilisant un système d’évaluation unifié. Un premier pas pour définir une stratégie commune de protection de ce poumon vert à l’échelle continentale.

Vue satellite de l'Amazonie.

L'Amazonie vue de l'espace, parsemée de terrains agricoles et de chemins forestiers. © NASA

Pression démographique, expansion des terres agricoles, industrie minière et exploitation forestière clandestine… Si tout le monde s’accorde à peu près sur les causes de la déforestation et sur les mesures à prendre, il reste difficile à l’heure actuelle de déterminer l’efficacité des politiques mises en œuvre, chaque pays possédant ses propres critères pour évaluer le niveau de dégradation des écosystèmes de la forêt.

L’Atelier des pays amazoniens pour la stratégie régionale de la biodiversité, qui s’est tenu à Quito (Équateur) du 11 au 15 juillet aura été l’occasion pour les huit pays membres de l’OCTA (Bolivie, Brésil, Colombie, Équateur, Guyane, Pérou, Surinam et Venezuela) de manifester leur volonté de coopérer et d’agir rapidement afin de garantir l’exploitation durable des richesses de l’Amazonie.

30 millions “d’Amazoniens”

Dès le mois d’août, une première initiative commune verra le jour. Il s’agit d’une étude internationale visant à modéliser le comportement des ressources hydriques du bassin amazonien qui devrait permettre d’améliorer la gestion et l’utilisation de l’eau dans la région.

Le bolivien Mauricio Dorfler, président de l’OCTA, rappelle que l’Amazonie couvre plus de 7,4 millions de kilomètres carrés, soit presque 40% de la surface totale de l’Amérique du Sud.

Mais l’Amazonie, c’est aussi un patrimoine culturel et humain inestimable, qui abrite sous ses arbres près de 420 peuples indigènes ou communautés tribales. Au total, ils seraient plus de 30 millions à vivre sur un territoire considéré comme extrêmement vulnérable.

Poumon asphyxié

Lors de ce rendez-vous dans la capitale équatorienne, les représentants des pays amazoniens se sont intéressés à la gestion durable des ressources forestières, à la lutte contre le trafic d’espèces végétales et animales. Des positions communes ont enfin été définies en matière de recherche, de développement et d’innovation dans le domaine de la biodiversité.

Ricardo Patiño, ministre équatorien des Affaires étrangères, a notamment insisté sur la nécessité de développer la coopération entre les nations :

Les frontières n’existent pas dans la nature, elles s’arrêtent à l’histoire politique.

L’Amazonie occupe 6% de la surface de la planète et abrite plus de la moitié de la forêt tropicale humide mondiale. Elle est le siège de 15% du processus global de photosynthèse et représente 20% des réserves d’eau douce mondiales.

efeverde.com

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