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Les enfants, premières victimes de la sécheresse

/ Afrique

La sécheresse qui sévit en Afrique orientale fait des ravages chez les enfants somaliens. Des centaines d’entre eux ont été laissés pour morts sur le chemin du plus grand camp de réfugiés du monde, Dadaab, 100 km après la frontière kényane.

Des milliers de Somaliens marchent des jours et parfois des semaines avant d’atteindre le camp de Dadaab au Kenya, où ils espèrent trouver à manger. Mais le chemin est mortel pour de nombreux enfants. De petits corps sans vie sont abandonnés sur le bord du chemin par leur famille. Une veuve, Faduma Sakow Abdullahi a perdu deux de ses cinq enfants sur le chemin du camp.

Parfois, ce sont les parents qui meurent les premiers, laissant les enfants seuls dans la brousse. Save the Children, une ONG britannique, s’occupe par exemple de plus de 300 enfants non accompagnés trouvés sur cette route.

Il semblerait que les familles attendent la dernière minute pour quitter leur domicile et qu’elles prennent la route sans provision. L’UNICEF a reconnu cette sécheresse comme “la plus grande urgence humanitaire du monde”. La Croix rouge a annoncé que plus d’un demi-million d’enfants souffrent de malnutrition sévère. Et s’ils ont la chance de ne pas succomber à cette malnutrition, ils risquent d’en subir des conséquences physiques et psychiques à long terme.

Le docteur Luana Lima, de Médecins Sans Frontières (MSF), mentionne le cas d’une petite fille d’un an, Habibo. Affamée, elle a souffert d’un manque de vitamine A, ce qui a sérieusement endommagé sa vue et risque de la rendre aveugle.

Un camp de réfugiés surpeuplé

Le camp de Dadaab est immense. Il était prévu pour 90.000 réfugiés. On y trouve désormais 380.000 personnes. 1.000 autres arrivent chaque jour et sont accueillis par MSF. Leur clinique accueille 15 enfants mal nourris par jour.

Son directeur, le docteur Edward Chege, a déploré 13 décès d’enfants en juin à cause de la faim. Cela n’était jamais arrivé depuis 2009, année de l’arrivée de MSF. Davantage d’enfants sont morts lors des quatre premiers mois de 2011 que lors de l’année 2010 toute entière. Edward Chege est pessimiste :

C’est une crise terrible. Si la situation continue, nous n’aurons même pas la place de recevoir tous ces enfants pour les soigner.

Sous le contrôle d’un groupe armé

Les choses ne sont pas facilitées par le groupe Al-Shabab, proche de Al-Qaida. Extrêmement dangereux, il contrôle la région. Toute opération humanitaire avait même été interdite dans le sud de la Somalie. Toutefois, devant la sévérité de la crise, le groupe a décidé de lever son interdiction pour la première fois depuis deux ans. Ainsi, l’UNICEF a pu effectuer un lâcher aérien de nourriture et de médicaments le 13 juillet sur la ville de Baidoa (sud-ouest somalien).

Rozanne Chorlton, représentante de l’UNICEF en Somalie, dénonce une situation très compliquée :

Nous sommes prêts à aider n’importe où en Somalie, mais il nous faut un accès aux enfants les plus vulnérables .

huffingtonpost.com

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